BD Comix Mondo

Bonjour! Découvrez ici l'actualité (principalement US, étant donné le décalage avec la France) et des articles sur les comics, la bande dessinée et leurs adaptations ciné. Enjoy !

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Ca vient de sortir !

NEWUNIVERSAL: SHOCKFRONT #1

A VENIR !

Ultimates Origins (5 numéros à partir de juin 2008)
Eternals (nouvelle série continue en juin 2008)
Skaar son of Hulk (la descendance de Hulk venue de Planet Hulk, en juin 2008)

samedi 10 mai 2008

RG: Riyad-sur-Seine (Dragon / Peeters) Prix Angoulême Essentiel 2008

Une BD française sympathique: "RG" en est à son deuxième opus. Gallimard propose ici de suivre des enquêtes menées par Pierre Dragon, membre des Renseignements Généraux.Le policier passé non pas derrière la caméra, mais derrière les bulles, livre des bribes de sa vie aux RG, que Peeters se charge de mettre en images. Du coup, l'ensemble tient à la fois du journalisme que de la bande dessinée; bref, une sorte de docu-fiction transposée aux cases et aux phylactères.
Le résultat n'est pas lourd du tout, comporte sa dose d'humour, et surtout se livre à nous avec un accès de sincérité indéniable, quoi qu'en dise comicsreporter.com . Evidemment, Pierre Dragon ne peut pas tout révéler et certaines scènes peuvent sembler un peu cliché, mais il faut bien faire quelques coupes par ci par là pour ne pas faire 1500 pages. D'où quelques scènes un peu vite amenées. Comicsreporter.com trouve ainsi ridicule l'arrivée brutale de Dragon à l'ambassade américaine. C'est effectivement un exemple de raccourcis opérés dans l'histoire, et la réalité a été sans doute un peu pluc compliquée que cela. Ne pas oublier toutefois, que nous évoluons dans le monde du renseignement, à la limite du contre-espionnage, et que toutes sortes de liens, réseaux, entraides peuevent exister en-dehors du formalisme du code pénal...

Côté dessin, le style de Peeters ne donne pas dans le trait diaboliquement précis et soucieux de se rapprocher d'une photo, par exemple. En fait, ce style "main levée" sert magnifiquement l'histoire, nous plongeant dans l'instantanéité de l'action, dans le présent. On n'a pas l'impression d'assister à la représentation d'une histoire passée, mais plutôt de participer à une intrigue en train de se dérouler.
Fans de BD polar, il vous est interdit de louper RG. Surtout quand on reçoit le prix



images © Gallimard

mercredi 7 mai 2008

ALL-STAR BATMAN & ROBIN: The Boy Wonder

! SPOILER !
Quand DC décide de réunir des super-stars du comics sur ses titres phares, cela donne un All-Star Superman et un All-Star Batman: The Boy Wonder de toute beauté. Pour l'heure, arretons-nous sur le Batman / Robin.

D'accord, Batman on commence à connaître, et puis le petit merdeux qui l'accompagne dans son slip de bain ça fait un peu has been. Le couple Batman / Robin est souvent utilisé comme caricature et ça fait doucement sourire.

Oui mais voilà; on ne parle pas de n'importe qui, ici. Jim Lee et Frank Miller c'est du solide et ça promet du grand spectacle.

Oubliez le petit niaiseux bariolé et le grand dadet en noir reclus dans sa cave et tournez les pages du All-Star: Batman est un cinglé à la limite du psychotique et on a vraiment envie de baffer le petit Robin, en avouant tout de même que ce môme de 12 ans a une sacrée répartie.

Le bal est ouvert par Bruce Wayne qui invite la journaliste Vicky Vale à une sortie "cirque". Et oui, le cirque est de passage en ville, ça vaut bien le détour en limousine, non ? Alors que le numéro d'acrobate de la famille Grayson bât son plein, un méchant monsieur abat les deux parents, laissant le petit Dick, 12 ans, seul sur la piste devant le cadavre de ses père et mère. Bruce Wayne n'a que le temps de se changer, de gazer le vilain et de brutalement jeter le mioche dans la Batmobile avant que des policiers douteux ne commencent à tabasser Dick après l'avoir emmené à l'écart.

Batman s'enfuit avec Dick et toute la conversation qui a lieu dans la Batmobile vaut le détour: l'Homme Chauve-souris est à la fois impressionné par le gamin et agacé au plus haut point. Dick Grayson le lui rend bien, balance quelques vannes bien senties à son kidnappeur, bref, Batman n'apparaît pas sous son meilleur jour.

C'est cette mauvaise impression qui pourrait d'ailleurs précipiter sa perte, dans les mains de la Justice League de l'époque, uniquement composée alors de Plastic Man, Green Lantern, Superman, Wonder Woman. WW veut tuer Batman, Superman veut l'arrêter, GL et Plastic Man veulent le raisonner.

Batman vole au secours de Black Canary qui se trouvait confrontée à des malfaiteurs bas de gamme, parmi lesquels se trouve Jocko-Boy, le meurtrier des parents du petit Grayson qui avait réussi à filer. Batman embarque Jocko-Boy ficelé comme un rôti de porc et l'amène à Dick afin qu'il fasse un choix: le tuer ou le livrer à la police (devenir un meutrier - vigilante ou un détective). Dick épargne Jocko-Boy et lui arrache le nom de son emplyeur: Joker.

Dick se fait un costume, accepte de combattre le crime auprès de Batman, et tous deux se rendent au RDV fixé par Green Lantern pour discuter. Autre facette peu reluisante, Batman embobine GL en lui faisant croire sans subtilité que ce petit gamin masqué à côté de lui n'est pas Dick Grayson. Batman se fout ouvertement de la g....le de GL, mais lui montre un journal où Dick apparaît libre et donnant une conférence de presse. Donc Batman n'a lenlév personne ! CQFD ! GL se prend une dérouillée alors que la conversation dégénère, et Dick manque de tuer GL (tout a été repeint en jaune dans la pièce, y compris Batman et Robin). Batman sera obligé de pratiquer une trachéotomie sur Hal Jordan qui suffoque...


Perspectives: le Joker propose un partenariat à Catwoman contre Batman, Black Canary et Batman couchent ensemble... il y a encore de l'avenir dans l'histoire de cette série. Les dessins de Jim Lee sont parfaits et l'histoire concoctée par Frank Miller lui ressemble bien.

Par contre, le rythme de sortie est désespérement long. A l'origine conçue comme un série bismestrielle, nous n'en sommes qu'au numéro 9, et le numéro 10 a été retardé...


images © DC

vendredi 2 mai 2008

THE BOYS (Ennis)

! SPOILER !

Garth Ennis n'est pas une personne fréquentable. Preuve en est ses "Boys", publié chez Dark Horse. Dans le même état d'esprit que Civil War ou Hunter Killer, l'idée principale est que les super-héros sont des super-péquenots imbus d'eux-mêmes et de leurs pouvoirs qui se croient tout permis.

On apprend d'ailleurs que la plupart de ces héros n'ont obtenus leurs pouvoirs que par injection d'une drogue spéciale altérant définitivement leur génôme. Bref, des imposteurs.

En face, une équipe est constituée, sous financement de la CIA, pour endiguer les débordements auxquels se livrent les héros.

Jusque là, rien de bien effroyable, me direz-vous.

Jusque là, effectivement. C'est ensuite que ça se gâte:

- qui compose l'équipe ? une association pour le moins flippante: un type qui adore tabasser les héros et accompagné d'un chien qui adore se faire les chiens des autres, un type dont la petite amie vient de se faire arracher les bras et mourir pour cause de transformation en bouillasse sanglante à cause d'un vilain, un français bien barré, une asiatique psychotique qui ne dit pas un mot...

- qui sont les héros ? il s'agit des équipes mondialement célèbres, avec force clins d'oeils de la part d'Ennis

- que font-ils ? ils passent leurs soirées dans des bordels pour super-héros où les filles ne restent jamais longtemps (dur dur de se faire choper en permanence par des types peut-être un peu trop forts si vous voyez ce que je veux dire), alternant les partenaires, laissant libre cours à leurs perversions sexuelles, faisant passer des rites d'intrônisation à la limite du viol aux nouveaux membres...

Bref du lourd, du très lourd, puisque les dessins n'épargnent rien. Il n'y a pas de doute sur ce qu'il se passe. Voilà de quoi faire de "The Boys" une série hors normes et à ne pas mettre entre toutes les mains.


images © Dark Horse

mercredi 23 avril 2008

STORMBREAKER: LA SAGA DE BETA RAY BILL (Oeming / DiVito)


Dans les pages de Thor: Avengers disassembled, le blondinet avait renvoyé Beta Ray Bill hors d'Asgard afin de le préserver de Ragnarok. De retour vers son peuple, les Korbinites, Beta Ray Bill se retrouve face à Galactus et son héraut. Galactus a faim, et il veut le monde où se sont réfugiés les Korbinites.

La mini-série de 6 épisodes va donc consister pour l'essentiel en la confrontation de BRB et de ses ennemis, tantôt héraut du Dévoreur de mondes, tantôt démon libérés. La série est honnête, mais, sans la dévoiler, la fin semble un peu facile, et en tout cas pas à la hauteur des cinq épisodes précédents.

Essentiellement destiné aux fans du héros alien biomécanique.
images © Marvel

NEW AVENGERS: ILLUMINATI


! SPOILER !


Le terme "illuminati" désigne des sociétés secrètes, des groupes qui agiraient dans l'ombre du pouvoir et contrôleraient ainsi les affaires du monde sans que celui-ci soit conscient de quoi de que ce soit.

Dans l'univers Marvel, il s'agit de Black Bolt (Flèche Noire) et Roi des Inhumains, Iron Man, Reed Rochards des FF, Charles Xavier, Namor et Dr Strange qui s'unissent afin de prendre en secret les décisions nécessaires, celles que le monde ne comprendraient pas mais néanmoins vitales. Etant donné la distribution des rôles, je n'ai toujours pas compris on parle ici des New Avengers dans le titre, ni même des Vengeurs tout court, d'ailleurs.

Divisées en cinq épisodes indépendants, cette mini-série revient sur cinq moments forts de l'histoire Marvel, tous des crossovers. Pour appréceir cette série il faut donc être soit suffisamment âgé, soit avoir suffisamment de curiosité pour avoir lu des crossovers des années 80, par exemple Secret Wars, la guerre Kree - Skrull et autres.

Mais ce n'est pas tout. L'épisode le plus récent est probablement le plus intéressant, puisqu'il s'agit de ce que je vous avait dit à propos d'Elektra remplacée par une Skrull (voir le post New Avengers correspondant). Le cinquième épisode intervient juste après que Spider-Woman ait donné le corps de la Skrull à Tony Stark. Iron Man convoque une nouvelle (et sans aucun doute dernière) assemblée, afin de décider de ce qu'il faut faire. Alors que les différents protagonistes discutent de savoir si le coup de force du premier épisode, où ils avaient investi la planète - trône Skrull, n'a pas finalement déclenché une guerre Terre - Skrull... le coup de théâtre: Black Bolt est lui aussi un Skrull ! Il sera défait par les autres Illuminati, mais cette fois c'est sûr, plus personne ne fait confiance à qui ce soit...

A suivre dans Secret Invasion...

images © Marvel

mercredi 16 avril 2008

ULTIMATES 2 (Millar / Hitch)


! SPOILER !

Après le premier tome des aventures des Ultimates, cette sorte d'univers parallèle avec les mêmes héros Marvel, le deuxième volume tient toute ses promesses et au-delà.
Captain America est toujours ce type agressif à la morale douteuse, Nick Fury a toujours la tête de Samuel L. Jackson et Thor est plus que jamais cette espèce de fou new age.
Ce qui est appréciable dans l'univers Ultimate c'est bien ce côté "bad boy" des héros.
Ultimates 2 regroupe deux histoires. Etant quelque peu correlées, en voici la substance, plus oumoins dans l'ordre.
Thor devenant une menace pour la politique mondiale - et notamment US - le S.H.I.E.L.D. décide de faire le Dieu nordique. Mais, précisément, est-il bien un dieu ? Si les Ultimates tentent de contrecarrer Thor, c'est parce qu'un jeune scientifique dévoile les origines d'Ultimate Thor. Il serait en fait son frère et aurait dérobé une ceinture et un marteau qui ne sont pas magiques mais fabriqués par l'homme, et qui peuvent manipuler les éléments. Thorlief ne serait donc qu'un fou évadé. Ce dernier ne cesse de clamer que son prétendu frère est en fait Loki, son demi-frère maléfique...

Giant-Man se cherche une nouvelle équipe, tombe sur des tocards s'appelant les Defenders et termine la conception de son casque - fourmis.
Captain America est même soupçonné de trahison et de ne pas être vraiment Cap, mais un espion.
En fait, tout cela n'est que l'oeuvre de Loki (et oui, bande de nazes d'Ultimates, Thor avait raison) et de Black Widow. Ils provoquent une attaque de super soldats anti-US, le crash des forces aéroportées du S.H.I.E.L.D. et j'en passe et des meilleures.

Des héros sont battus, d'autres trahissent, la morale est douteuse, Bush est critiqué à travers ces histoires pour l'envoi de troupes à l'étranger à tort et à travers: voilà de quoi faire d'Ultimates 2 une série délectable, avec ce petit fumet de fronde contre la politique et les histoires trop classiques. Voilà aussi de quoi en faire une série soumise à accord parental.

images © Marvel