dimanche 29 juin 2014

AMERICA'S GOT POWERS (Ross / Hitch) | IMAGE COMICS


Il était une fois un cristal. Mais un gros cristal. Genre de plusieurs mètres de diamètre. Et un jour ce cristal tomba sur San Francisco. Mais à l'inverse de tout météorite qui se respecte, son impact ne provoque aucune destruction. Bien au contraire.
Toute femme enceinte dans la région de San Francisco accouche instantanément, quel que soit le stade de la grossesse. Mais tous naissent sains et saufs, voire plus: ils ont tous un pouvoir.

Ca, c'était il y a bientôt 20 ans. Depuis, les bébés sont devenus de jeunes adultes et il a bien fallu canaliser la fougue des super-ados. Une émeute avait même éclaté, quelques années plus tôt, et les autorités avaient eu le plus grand mal à récupérer le contrôle de la situation. Alors une solution a été trouvée: les confiner dans un même endroit, leur donner un exécutoire pour se défouler... et bien sûr les étudier en secret.

Quel est cet exutoire ? Tout simplement la réponse de l'homme à tout : une émission de télévision, "America's Got Powers !". La zone désaffectée d'Alcatraz a été entièrement réaménagée, avec un campus et un stade où s'affrontent les "powers". Reprenant la symbolique du football américain, de jeunes powers doivent atteindre le niveau suivant en traversant tout le terrain pour atteindre une safe zone, avec sur leur chemin des robots impitoyables et une équipe officielle de powers, les plus puissants et les plus redoutés.
L'émission déchaîne les foules et occupe les jeunes powers sans qu'ils se doutent de la réalité.


Le stadium
Dans ce contexte, Tommy Watts vient de perdre son frère, Bobby. Alors que ce dernier était en finale contre Quaterback, le leader de l'équipe officielle, l'affrontement entre les deux est cataclysmique. La dernière ruade de Bobby lui est fatale.
Tommy va-t-il prendre la relève ? Normalement, non, car il est le seul... à n'avoir aucun pouvoir.
En principe.

Tommy Watts

Cette série de 7 épisodes aborde plusieurs thèmes: la peur de la différence, comment un homme ordinaire réagira en obtenant des pouvoirs incommensurables, notamment. La force des comics de Ross et Hitch est de replacer des personnes de la vie de tous les jours dans leurs comics. Vous ne lisez pas une histoire sur un super-héros, une marque, mais sur des personnes. Certes, elles acquièrent ou ont déjà des pouvoirs, mais c'est surtout leur aventure personnelle qui est au centre de l'histoire.
Le style de dessin de Hitch accentue cet aspect avec des visages assez communs et éloignés des super-héros que l'on a l'habitude de voir. Plus facile, donc, de s'identifier. Hitch avait déjà rendus plus accessibles, de la même manière, les 4 Fantastiques et bien sûr les Ultimates 1 & 2.


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lundi 16 juin 2014

BLAKE & MORTIMER : L'Onde Septimus (Dufaux / Aubin / Schréder)


"L'onde Septimus" est la 22ème aventure de Blake et Mortimer. Et même si le temps a passé depuis la "Marque Jaune", l'as du contre-espionnage et l'ingénieux savant vont devoir replonger dans les affres du passé.
D'un côté, Mortimer se laisse un peu emporter par sa vanité scientifique et tente de reproduire les travaux du Pr Spetimus et notamment l'expérience du télécéphaloscope. Il entend bien découvrir les secrets de l'onde qui transforma le Colonel Olrik en un cobaye docile (l'idéal Guinea Pig).


De son côté, Blake doit élucider un mystère: d'anciens compagnons d'armes semblent sérieusement perdre les pédales dans le quartier abandonné des entrepôts.
Mais le plus inquiétant ne serait-il pas ce Septimus que l'on croit apercevoir au détour d'une rue ? Lui qui est censé être mort par l'action de l'éclateur de son télécéphaloscope des années plus tôt...

Vous l'aurez compris, il est préférable d'avoir lu "La marque jaune" avant de se lancer dans la lecture de "L'onde Septimus".
Ce sont encore de nouveaux auteurs aux commandes du duo le plus belge des héros anglais. Remarquez que Dufaux est également le scénariste de la série Murena qui se porte très bien. Malgré le changement d'auteurs, cet album prolonge dignement les aventures de Blake et Mortimer, même si un lecteur averti décèlera quelques différences. "La marque jaune" reste malgré tout une référence absolue qu'il est difficile d'égaler.


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jeudi 29 mai 2014

WALKING DEAD 20 - 21 : SUR LE SENTIER DE LA GUERRE - GUERRE TOTALE (All Out War) (Kirkman / Adlard) | IMAGE COMICS


La guerre est déclarée.
Oui, la guerre est déclarée entre Rick et ses alliés, et Negan, l'auto-proclamé sauveur psychotique.

Du zombie, du sang, des balles, des flèches... aucun doute, l'heure n'est plus à la discussion ni aux courbettes. Rick a un plan, et s'il a courbé l'échine sans mot dire jusqu'à maintenant, ce n'était que pour mieux se préparer, dans le calme et la discrétion. Il sait que son projet d'attaquer les forces armées de Negan rencontrera des opposants. C'est donc une première inconnue: qui sera de son côté, et qui ne le sera pas ? Pour répondre à cette question, Rick compte beaucoup sur Jesus et ses capacités de négociation et conviction. Une seule chose est sûre, leur seule de réussir est de fédérer suffisamment de volontaires, et de toutes les cités sous la coupe de Negan.


L'autre inconnue, pour Rick, est le comportement de Dwight: quel camp choisira-t-il ? Celui de Negan ? Celui de Rick ? Ou celui qui gagnera... ?
Une seule chose est sûre : après cette guerre, quelle que soit son issue, la vie des survivants ne sera plus la même.
 

La réponse en 12 épisodes, réunis dans 2 tomes:

Tome 20 : Sur le sentier de la guerre - parution (FR) le 04/06/2014
Tome 21 : Guerre totale - parution (FR) le 15/10/2014

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dimanche 11 mai 2014

INFINITY (Hickman / Cheung / Opeña) | MARVEL


Voici l'un des derniers crossovers en date de la Maison des Idées. Cette mini-série principale de 6 épisodes voit notamment le retour de Thanos, l'un des vilains les plus cosmiques et charismatiques. Celui-ci se déplace de monde en monde et réclame un tribut de têtes décapitées en échange de la survie du monde assiégé.

Builders
Alephs
Dans le même temps, les Builders, race extraterrestre primordiale, entreprend de détruire tous les mondes qu'ils ont créés il y a des millions d'années. Une coalition se forme (Humains, Krees, Skrulls etc...) pour tenter de faire face, en portant le champ de bataille dans une zone précise de l'espace.


Alors qu'une grande partie des Vengeurs prend la direction de la zone de combat, une autre cohorte de héros reste sur Terre pour la défendre en cas de besoin. Et ce besoin se fera vite sentir, avec l'arrivée de Thanos et de ses généraux, qui vont d'ailleurs s'intéresser de près aux Inhumains.


"Des mondes meurent".

Côté déroulement de l'histoire, s'en tenir à la seule mini-série principale est à la fois frustrant et difficile. En effet, alors que jusqu'ici la plupart des mini-séries se suffisaient à elles-mêmes, chaque début d'épisode révèle un saut dans le temps. Vous vous rendez compte qu'en fait l"histoire a continué d'avancer sans vous, dans les titres réguliers (Avengers etc...). Espérons que cela ne soit pas une nouvelle mode pour tous les crossovers à venir.

Côté réalisation artistique, Jimmy Cheung signe les premier et dernier épisodes, Opeña réalisant quant à lui les quatre épisodes intermédiaires. Rien à redire au style de ces deux dessinateurs, un travail sérieux et précis qui se confirme et colle bien au style space-opera qui demande un niveau de détail assez avancé, étant donné la densité des vaisseaux, personnages, planètes...

Cette Terre n'a [plus] de Vengeurs

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dimanche 16 février 2014

samedi 8 février 2014

THOR : LE BOUCHER DES DIEUX (The Godbutcher) (Aaron / Ribic) | MARVEL



Tout est chaos, dévastation, boucherie, silence.
Un seul être est responsable, un seul être contre tous les dieux de tous les panthéons. Personne ne peut rien contre lui, et il a juré la perte de tous les dieux de l’univers existant. Partout ou se rend Thor, dans toutes les cités sacrées, les dieux - hommes, femmes, enfants - sont massacrés sans pitié.


Tous ? Tous, sauf Thor. Inexplicablement, le dieu nordique est le seul que le Boucher des dieux ne cherche pas à tuer. Enfin, pas encore. Et Thor réalise enfin qu'il connait ce personnage. Jeune dieu il s'y trouva confronté, mais l'autre le laissa en vie. Le Boucher joue avec lui. Partout, il le précède et sème la mort et la destruction. Il le garde pour la fin, aujourd'hui ou dans des millénaires d'ici...


Le duo Aaron / Ribic fonctionne parfaitement et livre une histoire intense et assez mystérieuse. Elle ne s’essouffle pas au fil des épisodes. On ressent parfaitement le désespoir, l'impuissance et la rage de Thor face à la froideur et la provocation du Boucher des dieux. Un must-have.


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CAPTAIN AMERICA: DIMENSION Z (Remender / Romita Jr) | MARVEL


Et c'est un long run, pour ces temps modernes, que nous offrent Remender et Romita Jr avec les dix épisodes de Steve Rogers dans la dimension Z. Pour Marvel, il s'agit d'un volume 7 des aventures de Captain America.
Suivant son intuition, Rogers s'engouffre dans le métro new-yorkais et se retrouve projeté dans une dimension inconnue. Quand Captain Amercia recouvre ses esprits, il est prisonnier d'Arnim Zola. Et ceci est sa dimension. Sa vieille obsession est tenace; il entend toujours créer le super-soldat et avoir l'unique exemplaire en son pouvoir est une chance inespérée. Et il se pourrait bien qu'il y arrive...


Aux côtés de Zola, son fils Ian et sa fille Jet. Ian est encore un enfant, tandis que Jet est son bras droit guerrier. Le savant fait des expériences, utilise la population locale - les Phrox - comme pâte à modeler pour tenter de créer son soldat idéal. Zola contamine également Steve Rogers avec un virus de son cru. Alors peu importe que Captain America parvienne vite à s'échapper. Ce n'est qu'une question de temps avant que le héros succombe au pouvoir psychique de Zola...
"Dimension Z" est l'histoire de la fuite de Rogers, de sa survie et de l'éducation qu'il donne à Ian, qu'il emmène avec lui. Des années de lutte et de souffrance qui devront un jour ou l'autre trouver leur dénouement.

Cette histoire assez longue qui nous est servie ici. Peut-être un peu trop car, du coup, la fin nous parait toujours survenir trop vite en comparaison des épisodes précédents. Ceci dit, "Dimension Z" est un bon récit qui nous montre un Captain America physiquement méconnaissable, ravagé par le temps et la douleur.


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mardi 17 septembre 2013

AGE OF ULTRON (Bendis / Hitch / Pacheco) | MARVEL


Voici l'un des titres événements de 2013 chez Marvel. Dix épisodes mêlant Avengers, S.H.I.E.L.D. et X-Men. SOuvenez-vous d'Ultron. Le robot créé par Hank Pym - Antman / Giantman - a été doté d'un intelligence artificielle unique. Le projet de Pym était de créer un cerveau artificiel capable d'évoluer par lui-même et montrer la voie du progrès aux humains. La seule belle chose qui sera créée par Ultron est Vision, l'androïde des Avengers. Mais pour le reste, Ultron considère que les humains ne servent à rien et sont une nuisance pour le monde. Donc il n'a qu'un seul objectif, rayer l'humanité de la carte.


La terre n'est plus vaste champ de ruines. Les derniers humains encore en vie sont traqués implacablement et sans méthodiquement par des sentinelles-ultron et les derniers super-héros sont en passe d'être décimés. Grâce au sacrifice de l'un des leurs, ils apprennent rapidement qu'Ultron tire les ficelles depuis le futur, en sécurité. Deux options s'offrent alors aux piteux Vengeurs restant : partir dans le futur affronter Ultron en le surprenant, ou partir dans le passé et empêcher Hank Pym d'inventer cette intelligence artificielle génocidaire...


Du très classique, donc. Ça partait pourtant très bien, avec Bendis et Hitch aux commandes sur les premiers numéros  On retrouvait l'ambiance des Ultimates, jusqu'à ce choix entre les deux alternatives. Tout devient subitement et tristement classique, sans originalité. Je vous laisse découvrir la fin, en forme d'ouverture vers un nouveau personnage dans un nouveau monde. Yup.


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mardi 6 août 2013

THOR: LE MONDE DES TENEBRES - PRELUDE / The Dark World (Kyle / Yost / Eaton / Lim) | MARVEL


Comme souvent maintenant, Marvel a sorti une mini-série de deux épisodes avant la sortie prochaine de THOR: THE DARK WORLD. Ceci est censé combler le vide entre les deux films consacrés au dieu du tonnerre nordique. Sauf qu'entre ces deux opus, il y a eu le film AVENGER qui, rappelez-vous, a mis en scène Erik Solveig le scientifique, Loki dieu de la supercherie, et donc Thor. En deux épisodes Marvel fait le lien entre tout ça.


Résultat, très peu d'avancement. A la fin du premier film, Thor avait détruit le Bifrost, le pont Arc-en-ciel, afin d'empêcher Loki de détruire Jotunheim. Ce faisant, Asgard ne donc plus venir en aide aux autres Royaumes, ce qui laisse le champ libre aux Maraudeurs et accélère le processus menant à Ragnarok, l'apocalypse nordique cyclique. Ce sont eux qui débarquent sur Terre pour la ravager et qui donnera naissance au film Avengers. Il reste malgré tout un moyen à Thor de revenir sur Terre / Midgard sans avoir besoin du pont détruit, un moyen dangereux pour Odin et Thor, mais le sort des Neuf Royaumes en dépend. Le film Avengers se termine sur le retour de Thor et Loki en Asgard, et le Bifrost est reconstruit car au Tesseract. Désormais Odin et les dieux nordiques peuvent à nouveau secourir les Royaumes placés sous leur protection.
On n'apprend donc rien de plus en lisant ce prélude avant le prochain Thor: The Dark World. Le personnage de Jane Foster prend un peu plus d'épaisseur, une partie de l'histoire étant suivie de son point de vue, entre espoir et déception sur ses chances de revoir Thor, qui le lui avait pourtant promis.


Les choses vont donc très vite en seulement deux épisodes, peut-être un peu trop. Côté dessin, deux artistes complètement opposés se sont chargés chacun d'un épisode. Le premier a été assuré par Eaton, plutôt orienté vers des dessins réalistes et proches du film, tandis que Ron Lim, qui s'est occupé du second épisode, est à l'inverse dans un monde plus imaginaire. Les deux styles conviennent, mais un choix unique aurait été préférable et aurait sans doute évité une impression de morcellement. 

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lundi 5 août 2013

THE SWORD (Luna Brothers) | IMAGE COMICS


 Les frères Luna fournissent chez Image des comics un peu à part des héros Marvel, DC, dark Horse et autres Aspen. Joshua et Jonathan Luna ont certes produit un Spider-Woman pour Marvel, mais la majeure partie de leur travail se situe en marge.
The Sword mêle le monde moderne et les mythes crétois. Un mélange qui est synonyme de chaos pour la jeune Dara. Paraplégique, suivant des cours d'art et de dessin, elle vit chez ses parents dans une maison de banlieue. Une vie à peu près banale jusqu'à ce funeste soir où débarquent trois personnes, en plein dîner familial. Deux hommes et une femme qui tiennent un discours incompréhensible: ils veulent savoir où Demetrios a caché l'épée. Le père de Dara ne comprend pas de quoi il s'agit ni pourquoi ils insistent à l'appeler "Demetrios". N'obtenant pas de réponse, les trois intrus commencent à tuer la famille un par un, espérant déclencher chez le père sa collaboration. En fait, ils maîtrisent l'air, l'eau et la terre, et mettent à profit leurs pouvoirs. Mais rien n'y fait, et en utilisant leurs pouvoirs ils finissent par mettre le feu à la maison sans faire attention. La seule survivante à ce stade est Dara, et au moment où elle doit être tuée, le toit s'effondre sur elle. Laissée pour morte, les trois meurtriers partent avant que les secours n'arrivent.


Mais Dara est toujours vivante. Au moment où le toit s'est effondré sur elle, le plancher aussi a cédé, de sorte qu'elle se retrouve dans l'espace situé sous la maison, entre le terrain et le plancher. Et elle aperçoit devant elle, plantée dans le sol, l'épée tant recherchée. Elle la saisit et sens de nouveau ses jambes...
Dans les histoires des frères Luna, on voit souvent des personnes ordinaires confrontées à des événements qui les dépasse. C'est également le cas de The Sword qui met trois jeunes aux prises avec des êtres doués de pouvoirs surnaturels, traqués par la police et les agences gouvernementales US qui ne les croient pas. C'est un peu comme si cette histoire se passait en bas de chez vous.
C'est également un style particulier. Des images très lisses, aux contours bien définis, avec un côté film d'animation. On se croirait dans l'une de ses BD d'adaptation où vous retrouvez des images du film. Sauf que ce n'est pas un film, mais bien la BD originale. Mais ne vous y trompez pas, ça n'en est pas moins gore par moments. L'impact est d'ailleurs plus important du fait de ces dessins assez simples et doux qui ne vous laissent pas imaginer que ce ça puisse tourner au massacre en un clignement des yeux.



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mardi 25 juin 2013

LADY MECHANIKA (Benitez / Steigerwald) | ASPEN


A l'instar de Michaël Turner en son temps, Joe Benitez est en passe de réussir son pari.
Ce pari a commencé en 2011 avec la sortie chez Aspen de Lady Mechanika #0. En Angleterre, pendant l'ère victorienne, une créature monstrueuse est poursuivie par des chasseurs de primes. La premère à rattrapper la bestiole est une jeune femme, Lady Mechanika. Au lieu de tuer la créature qui terrorise le voisinage, elle la rassure et parvient à entrer en communication avec. Le monstre aux allure chat géant a des membres en métal. Il affirme à Lady Mechanika qu'il se rappelle d'elle... chez leur créateur. Mais d'autres chasseurs de primes débarquent et achèvent la créature, empêchant malheureusement la jeune femme de collecter quelques renseignements sur ses origines.


Car Lady Mechanika est elle-même un curieux mélange de chair et de métal. Ses seuls souvenirs remontent à une période où elle se souvient avoir été l'objet d'expériences et de tortures... mais aucun sur la façon dont on échangé ses bras de chair contre d'autres mécaniques.
Elle est devenue une légende. Certains la connaissent et travaillent avec elle dans ses enquêtes, d'autres la croient imaginaire, et d'autres aimeraient la voir morte. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut compter avec elle, n'en déplaise à Lord Blackpool, armurier et inventeur de génie. Et quand Blackpool laisse malencontreusement s'échapper l'une de ses cobaye, impossible d'empêcher Lady Mechanika de s'en mêler.


L'ensemble de l'action se déroule donc en Angleterre, et plus particulièrement dans une ville appelée Mechanika, véritable Mecque des génies de la mécanique, de la vapeur et autres rouages. Nous sommes très clairement dans une ambiance steampunk, mais loin d'être un gadget visuel pour faire vendre, l'ensemble est très cohérent et soigné. Car c'est quand même le bébé de Benitez, créé, écrit et dessiné par lui. Le succès est tel sur les 4 premiers numéros (#0-3) que l'auteur a décidé de quitter Aspen avec son projet. Comme Michael Turner en son temps avec Fathom qui quitta Top Cow pour fonder Aspen, Benitez quitte Aspen pour maîtriser tous les tenants et aboutissants de sa florissante création.
A l'heure actuelle, le titre est au point mort mais devrait repartir dès que l"environnement éditorial se sera stabilisé.


En attendant, voilà de quoi alimenter les cosplayers !

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samedi 22 juin 2013

UNCANNY AVENGERS (Remender / Cassaday) | Marvel


Pardon ?!
Si si, c'est bien ça. Ce ne sont ni les Uncanny X-Men ni les Avengers, ce sont les Uncanny Avengers. Dans les ruines du cataclysme d' Avengers Vs X-Men (AvX), un nouvel espoir est né pour les mutants. La force du Phénix a permis de faire ressurgir des centaines, des milliers de dons mutants parmi la population mondiale. Le phénomène croît chaque jour, et avec lui, une haine grandissante. Les humains se sentent à nouveau menacés par ces mutants qu'ils ne comprennent pas et craignent.
Dans ce climat délétère, Steve Rogers alais Captain AMerica a une idée. Il veut former une équipe commune X-Men - Avengers, avec à sa tête un mutant. L'idée est de montrer à la population mondiale qu'humains et mutants peuvent parfaitement s'entendre et oeuvrer ensemble. L'équipe comprend donc Captain America, Scarlt Witch et Thor pour les Avengers, ainsi que Wolverine, Malicia et Havok pour les X-Men. C'est d'ailleurs Havok, le frère du désormais meurtrier Cyclope, qui dirigera cette équipe.


La cohabitation n'est pas facile entre tous les membres. Notamment entre Malicia et la Sorcière Rouge , la première ne pardonnant pas à la seconde d'avoir été à l'origine de l'extinction des mutants dans House Of M. Un ennemi commun viendra fédérer un peu mieux cette jeune équipe: ennemi de la première heure de Captain America et vouant une haine farouche aux mutants, Red Skull vient faire une incursion en Amérique. Il exhume le corps de Charles Xavier, s'empare de son cerveau et trouve le moyen de s'approprier ses pouvoirs de suggestion mentale. De quoi pousser les civils à l'émeute raciale contre les mutants qui les entourent...
Dans cette nouvelle série, Remender et Cassaday nous offre un travail précis et riche. Riche en texte, renouant avec la tradition passée des comics très bavards, mais permettant aussi d'instiller chez le lecteur la mesure de l'apocalypse qui est en train de se jouer dans les rues de New York. Les dessins de Cassaday présentent des héros qui ne sont ni beaux ni moches. Des personnes quasi normales auxquelles s'identifier. Si vous cherchez des bimbos aux capacités pulmonaires sur-développées et des demi-dieux à la mâchoire carrée, vous vous trompez d'endroit.


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lundi 20 mai 2013

LA ROUTE D'OZ / Road to Oz (Shanower / Young) | MARVEL


Dorothy et Toto sont de retour pour une nouvelle aventure. Pendant qu'elle s'occupe à la ferme de son oncle, Dorothy voit arriver Shaggy Man, un curieux personnage hirsute, en haillons. Il lui demande son chemin, mais Dorothy préfère le mettre sur la voie par elle-même.


Mais Dorothy ne retrouve pas les repères qu'elle devrait pourtant avoir croisé. Pire encore, le duo accompagné de Toto se trouve en face d'une multitude de routes partant toutes du même point. Cette fois c'est sûr, ils sont perdus.
Et ils ne sont pas les seuls. En route, ils rencontrent Button-Bright, un petit garçon habillé en marin et perdu, mais qui ne sait vraiment pas grand-chose, même pas où il est censé habiter.


La route qu'ils choisissent est de plus en plus étrange à mesure qu'ils avancent, il faudrait même dire féerique, dans le bon sens, mais aussi le mauvais. Alors il faut se rendre à l'évidence: leur meilleur espoir est d'atteindre le pays Oz et demander à la Princesse Ozma d'user de sa magie pour les renvoyer chez eux.


Cette histoire fait toujours partie des adaptations des livres de Franck L. Baum. C'est l'une des histoires les plus courtes et sans doute aussi l'une des moins riche en personnages et aventures. On passe quand même un bon moment à lire cette nouvelle aventure.
Et les aventures de Dorothy ne sont pas terminées !



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vendredi 10 mai 2013

HELLBOY EN ENFER / Hellboy In Hell (Mignola) | DARK HORSE


Changement de ligne éditoriale pour Hellboy. Jusqu'ici conçu comme une succession de mini-séries, Hellboy devient une série continue intitulée Hellboy In Hell, et qui accueillera donc différents arcs narratifs. Mike Mignola en a repris les rênes, de l'écriture au dessin, et les numéros sortent... quand ils sont finis, quel que soit le temps que ça demande.
Le premier arc voit l'arrivée d'Hellboy dans son monde d'origine, après avoir été tué dans une bataille contre un dragon dans The Fury. 


A son arrivée, un mystérieux spectre lui fait faire, comme qui dirait, le tour du propriétaire. Il lui montre en quoi consiste vraiment l'Enfer, en l'occurence la cité de Pandemonium, et qui le peuple. Hellboy reconnait des démons rencontrés dans de précédentes aventures et il se voit présenter son arbre généalogique, ce qui lève quelques voiles du mystère de sa naissance et de son bras. Et ce qui est certain, c'est qu'Hellboy ne s'attendait pas à tout ce qui lui est présenté. La mort et sa présence en Enfer n'est certainement pas une fin, mais bien plutôt un commencement.
Toutes ces informations, ces rencontres, ce trône qui lui est promis depuis sa naissance infernale... et le geste qu'il commet après son arrivée à Pandemonium sont lourds à intégrer. Tous les efforts d'Hellboy pour échapper à son destin maléfique ont-ils été vains ou peut-il toujours changer les choses, de l'intérieur ?


Images DARK HORSE