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mercredi 16 mai 2012

AVENGERS: X- SANCTION (Loeb / McGuiness) | MARVEL


Un prologue à Avengers Vs X-Men. Rien de plus, et encore. Loeb et McGuiness auraient pu nous sortir une bonne histoire... mais il n'en est rien.
On retrouve Cable dans un futur plongé dans un hiver nucléaire. Il rencontre Blaquesmith, son mentor et désormais unique survivant dans ce monde délabré. Il explique à Cable que les Vengeurs sont responsables de la destruction du monde. Ils auraient eu en leur possession des technologies très avancées, dérivées des Sentinelles ou des inventions de Dr Doom ou Magneto et seraient à l’origine de la disparition de Hope Summers, seule mutante née après House of M et Decimation et seule capable de sauver le monde - d'après Blaquesmith.
Hope est comme une fille pour Cable. Certains voyant en elle la fin du monde et non le salut ont tenté de la tuer. Il l'a donc emmenée dans le futur et protégée, devenant un père adoptif. Alors quand Blaquesmith lui annonce que les Vengeurs ont tué Hope, Cable retourne dans le passé et entreprend la destruction de l'équipe. Mais avant, il les fera parler...


Voilà. C'est tout. Cable attaque. Capture. Attaque. Capture. Sur 4 épisodes se déroulant en moins de 24h, temps qu'il reste à Cable avant que le techno-virus qui l'habite depuis l'origine mais qu'il maîtrisait jusque là ne le ronge une bonne fois pour toutes.
Il y a un léger regain d'intérêt dans les dernières pages du 4ème épisode, mais rien dont on ne se doutait déjà avant.
Une mini-série pour le coup vraiment très commerciale. Autant aller directement à Avengers Vs X-Men !


Images Marvel

dimanche 22 avril 2012

BATMAN: AMERE VICTOIRE / Dark Victory (Loeb / Sale) | DC


Après Un Long Halloween, Jeph Loeb et Tim Sale ont récidivé dans leur collaboration sur le Chevalier Noir. Il s'agit d'une suite d' Un Long Halloween. Après une longue série de meurtres et une enquête difficile, le tueur Holiday a été arrêté. Harvey Dent aussi est sous les verrous, et sa femme Gilda Dent a fui Gotham City sans laisser de trace. Devenu désormais Double-Face, l'ancien procureur est devenu lui-même un criminel et loge à Arkham Asylum.
Du côté de la mafia, Sofia Gigante Falcone a pris la succession de son père. Elle est clouée dans un fauteuil roulant après une chute qui l'a laissée tétraplégique. Elle affiche une forte personnalité et entend régner sans partage sur le milieu, à Gotham.
Dans ce contexte, une évasion d'ampleur a lieu à Arkham. Solomon Grundy, Poison Ivy, L'Epouvantail, Joker, Calendar Man entre autres se retrouvent dans la nature... de même qu'Harvey Dent.

C'est au même moment qu'une nouvelle série de meurtres est amorcée: uniquement des policiers de Gotham, ayant une plus ou moins longue carrière derrière eux, et ayant tous trempé de près ou de loin dans des affaires de corruption. Sur chaque cadavre, il est retrouvé un jeu du pendu, tracé sur un document officiel. Chaque document est lié à l'ex-procureur Dent, désormais évadé...


Entre les criminels d'Arkham partis en goguette, la mafia locale en pleine reconstruction et Bruce Wayne refusant de croire à la culpabilité pourtant évidente d'Harvey Dent, le détective de l'ombre Batman est débordé et la frustration ne fait qu'augmenter...
Encore une fois, Tim Sale apporte la classe de son dessin au service d'un vrai scénario d'enquête, dans la tradition de détective de Batman. Sobre mais expressif et efficace.


Note : 5/5 
Images DC Comics

dimanche 15 avril 2012

BATMAN: UN LONG HALLOWEEN / The Long Halloween (Loeb / Sale) | DC

 

Il est des duos dont le talent restera pour toujours associé à un personnage. C'est le cas pour Jeph Loeb et Tim Sale qui s'intéressent beaucoup aux origines des héros Marvel (Hulk: Grey, Daredevil: Yellow, Spider-Man: Blue...) et DC avec Batman.
Un Long Halloween se situe chronologiquement quelques mois après Batman: Year One de Frank Miller et David Mazzucchelli qui contait la première année de Bruce Wayne sous la cape du Batman, à 25 ans.


Gotham City est la proie de la guerre que se livrent les familles mafieuses du secteur, les Maroni et les Falcone. Entre eux, le capitaine Jim Gordon et Harvey Dent, procureur acharné et incorruptible. Un soir, Batman, Gordon et Dent font le pacte de tout mettre ne oeuvre pour neutraliser les Falcone, en étirant la loi s'il faut, mais sans jamais l'enfreindre.
Puis le soir d'Halloween, Johnny Viti, chef mafieux, est assassiné dans son bain par un meurtrier inconnu. C'est le début d'une longue série de meurtres intervenant tous à des jours particuliers de l'année. L'assassin est dès lors surnommé par la presse Holiday et utilise un pistolet .22 long rifle avec une tétine de biberon en guise silencieux.
Dans le chaos ambiant, entre guerres mafieuses, meurtres en série par un tueur insaisissable, Dent poursuit sans relâche sa croisade, au point de provoquer une fois de trop les mafieux... qui feront de lui Double-Face. Dent est soupçonné d'être Holiday, Bruce Wayne est accusé de connivence avec les Falcone... Gotham vit des heures bien sombres.


Grâce à Loeb, Batman apparaît comme le détective froid et méthodique auquel on s'attend. On est loin des Batman violents, agressifs et bien trop torturés pour rester fidèles au mythe. Ici on est dans la sobriété mais aussi l'efficacité. La narration est continue et n'a pas de temps mort, ce qui maintient l'intérêt tout du long. Tim Sale contribue tout autant à l'ensemble, grâce à son trait léger et si sobre qu'il donne l'impression de tout faire d'un seul trait, sans lever la plume. Son style années 40 - 50 colle tout à fait à la cité de Gotham.

Note : 5/5
Images DC

dimanche 23 août 2009

ULTIMATUM (Loeb / Finch) | MARVEL


Ultimatum est la suite de Ultimates Origins, qui nous présentait la rencontre entre Charles Xavier et Max Eisenhardt/Magnus/Erik Lehnsherr. La série limitée devait également nous préparer à un cataclysme, avec l'apparition des monolythes, observateurs impassibles et mystérieux des grands changements de l'histoire Ultimate.
Entre espoir et déception, c'est ce qui résume l'état d'esprit du lecteur devant le crossover de 5 épisodes mené par Loeb et Finch.

L'espoir: après Ultimates 3, bien différent des Ultimates et Ultimates 2, on pouvait espérer revenir à ce qui faisait le succès des deux premiers chapitres. On pouvait également espérer un bon vieux nettoyage des familles pour assainir la liste des personnages qui s'étaient multipliés à qui mieux mieux au fil des ans. L'univers Marvel était on ne peut plus compliqué, entre l'univers classique, l'univers Ultimates et l'univers Squadron Supreme ou encore celui des Marvel Zombies. Ces derniers ont d'ailleurs pas mal embrouillé les lecteurs, passant d'un univers à l'autre, y compris pour aller chez Ash, de Evil Dead.

Bref. De ce côté là, rien à redire, c'est une vraie hécatombe chez les Ultimates, bons ou méchants. Mais pour le scénario, on est loin de ce que faisait Loeb au sein du tandem avec Sale chez Marvel et DC. Evidemment, avec le côté décalé de l'univers Ultimates, il y a quelques petites choses savoureuses, mais globalement, la façon dont certains personnages meurent laisse à désirer. C'en est parfois grotesque tellement c'est simple: par exemple, Magneto brise la nuque de Xavier, comme un brindille, tout en discutant. Pour le plus grand maître des pouvoirs psychiques, c'est un peu gros.
En fait, Magneto se venge de l'humanité. Ni plus ni moins.

Dans le déroulé de l'action aussi, la narration est bizarre, très hachée, et là où l'on passe d'habitude assez bien d'un côté de l'histoire à l'autre, ici tout est brutal et sans liant. On a parfois du mal à comprendre les choses car tout est soudain. Par exemple, le début de l'histoire: un raz-de-marée gigantesque ravage New York. La première séquence plonge déjà NY dans l'eau, sans même une petite case mettant en scène la vague ou le mur d'eau se dresser avant de s'abattre sur la mégalopole.


L'un des moments les plus marquants est sans doute la mort d'Ultimate Spider-Man, qui met donc fin à la série du même nom après 132 épisodes. Le dernier épisode de cette série est un épisode silencieux, sans parole, sans texte de narration ni bruitage.
Côté réalisation, c'est Finch qui s'y colle, le canadien évincé des séries régulières car jugé trop long à réaliser ses planches sur Moon Knight, par exemple. Il faut dire qu'avec le niveau de détail présenté, ça prend plus de temps, mais les amateurs de son style ne regrettent pas l'investissement. On reconnaît donc facilement son trait, et c'est sûrement ce qui m'a fait aller jusqu'au bout des 5 épisodes, d'ailleurs.
Mais l'espoir réapparaît: la fin d'Ultimatum laisse présager une suite avec sans doute des révélations à la clé, et Marvel a d'ores et déjà entamé la publication d' Ultimates Comics Avengers, rassemblant ce qui reste de l'équipe du Tryskélion, avec Pacheco au dessin.

Images Marvel

mardi 7 octobre 2008

ULTIMATES 3 (Loeb / Madureira) | MARVEL


C'en est fini pour la troisième mini série des Ultimates. Ultimates 3 vient de s'achever sur son cinquième épisodes. On sent tout de suite la différence avec les deux précédents opus qui étaient menés par Millar et Hitch. Ces deux volumes se suffisaient à eux-mêmes et on sentait l'ambiance d'espionnage et politiquement incorrect par rapport aux héros originaux Marvel.
Avec Ultimates 3, on a plus l'impression de lire une histoire de transition, une histoire courte qui devra nous mener à l'Ultimatum (March On Ultimatum).
Wanda et Pietro, les enfants de Magneto, tournent à l'inceste sans le montrer (dans la lignée d'Ultimates 2) mais c'est vraiment dérangeant. Wanda est assassinée, et le corps est emmené par Magneto et Pietro dans la Terre Sauvage. Les ultimates se séparent en deux groupes, l'un pour enquêter sur l'assassinat, l'autre pour courir après Magneto et sa confrérie. Durant leur enquête, Hank Pym et Janet découvrent... Ultron !Je n'en dirai pas plus à ce stade, mais ce dont vous pouvez être sûrs, c'est que Ultimates 3 n'est vraiment qu'une phase de transition.
Côté dessin, on passe du style froid et réaliste de Hitch pour celui des couleurs chaudes et moins réaliste de Madureira. Changement de style radical qui, associé à la nouvelle ligne scénaristique, plaira ou non. Il sera impossible d'être indifférent à cette nouvelle mouture. Marvel fait un pari. Sera-t-il tenu ?
images © Marvel

dimanche 27 juillet 2008

BATMAN: HUSH (Jeph Loeb / Jim Lee) | DC


"Batman: Hush" est un story arc de 12 épisodes dans la série régulière Batman (à partir du #608). Le détective va avoir fort à faire avec Loeb au scénario. Tous les ennemis de Batman, ou presque, vont lui tomber dessus. Il croisera le Joker, Poison Ivy, Edward Nigma alias The Riddler, Ra's Al Gul... Pas mal d'action, donc, au rendez-vous, mais aussi une vraie intrigue de détective?. Et si vous croyez avoir tout compris, mieux vaut la jouer profil bas et attendre la toute fin des 12 épisodes.
A chaque rencontre avec l'un de ses ennemis, Batman a l'étrange sentiment qu'ils sont en-dehors de leur rayon d'action habituel. Très vite, le malaise s'installe alors que Bruce Wayne se sent cerné, que les catastrophes et les morts s'accumulent. Chaque action, chaque combat ne semble être qu'une diversion par rapport à autre chose. Bref, quelqu'un s'amuse à faire tourner en rond le Dark Knight; quelqu'un qui le connaît intimement, qui connaît son identité, ses habitudes... Batman est une espèce menacée...

Le trait toujours impeccable de Jim Lee confère exactement ce qu'il faut de noirceur et d'ombre dans ce récit pour l'Homme Chauve-souris.

Un bon cru que ce "Batman: Hush", à lire ce n'est déjà fait.

Images © DC Comics

samedi 26 juillet 2008

DAREDEVIL: YELLOW (Jeph Loeb / Tim Sale) | MARVEL


La paire Loeb / Sale est l'une des équipes les plus intéressantes dans le monde du comics. Ils ont fait parler leur génie crétif aussi bien chez DC que chez Marvel. Chez DC, c'est notamment Batman qui a été mis en scène dans "The long Halloween", "Dark victory" et "Haunted knight". Superman a aussi été mis en scène par Loeb et Sale dans "Superman for all seasons".


Chez Marvel, ils s'attaquent à toutes les icônes historiques de l'univers Marvel avec "Spider-man: Blue", "Hulk: Gray" et "Daredevil: Yellow".



"Daredevil: Yellow", tout comme "Spider-man: Blue" et "Hulk: Gray" revient sur un épisode à la fois romantique et douloureux du héros aveugle. Loeb et Sle reviennent sur les débuts de héros de Matt Murdock, aux débuts de son cabinet ouvert avec Foggy.. et surtout de la pétillante secrétaire qu'ils engagent, Karen. Karen, comme Gwen Stacy, mourra plus tard dans l'histoire de Daredevil. Mais le but n'est pas ici de raconter la mort e Karen, mais bien plutôt de nous faire comprendre ce que peut éprouver Matt Murdock aujourd'hui. Foggy conseille à Matt de s'adresser directement à Karen, même si celle-ci est désormais disparue à jamais, par le biais de lettres. Tout au long des 6 épisodes, Matt nous lit donc ses lettres, tout en nous les illustrant. Le trait particulier de Tim Sale, qui nous livre des images style années '50, apporte à la fois la simplicité et l'efficacité. Pas d'effets spéciaux démesurés, juste la simple traduction d'un scénario en images.



Il se dégage ainsi de "Daredevil: Yellow" une atmosphère mélancolique certaine, en même temps que l'on sent le soulagement de Matt Murdock à enfin exprimer ce qu'il avait tu jusqu'alors. Il ne se passe pas de bagarre spectaculaire, pas d'explosion, pas de super-villain démesuré. Simplement la poésie des pensées d'un homme à la fois apaisé mais mélancolique, qui nous transporte jusqu'à la fin l'air de rien.


Comme quoi tous les genres existent dans les comics, y compris des titres péotiques qui méritent une attention particulière.


La prochaine oeuvre de Loeb et Sale est "Captain America: White", dont le n° #0 vient de sortir en tant que prologue de la mini-série à suivre.


note: 5/5
images © Marvel comics

lundi 24 mars 2008

HULK: Le nouveau Hulk par Loeb et McGuinness

! SPOILER !

Après les magnifiques aventures de Hulk avec Planet Hulk et World War Hulk, Marvel nous a concocté une nouvelle surprise avec une série toute neuve qui redémarre au #1.

A l'issue de WWH, Bruce Banner s'était fait dézinguer par un satellite made in S.H.I.E.L.D. Du côté de la série régulière "The Incredible Hulk", le Géant Vert n'y apparaissait déjà plus, étant accaparé par les pages de WWH. Nous suivions alors Hercules et Amadeus Cho, gamin rebelle fan de Hulk et par ailleurs l'une des sept personnes les plus intelligentes sur Terre. Du coup, après la dernière page de la mini-série, plus aucune nouvelle de Bruce Banner.

Marvel a ainsi lancé une nouvelle série régulière, mais avec un Hulk rouge ?! Les deux premiers épisodes ont été publiés et le mystère plane. Ce Hulk semble ne pas pouvoir être Bruce Banner puisque celui-ci est prisonnier du S.H.I.E.L.D. Ce n'est pas non plus Rick Jones (ce que la fin du #1 pouvait lisser croire). Mystère donc sur l'identité du Red Hulk.

Par contre, ce que l'on sait, c'est que l'Abomination -ennemi héréditaire de Hulk- a été assassiné à l'aide d'une arme volée au S.H.I.E.L.D. Et aussi que Rick Jones, s'il n'est pas le Géant Rouge, est quand même une sorte de monstre... bleu.

Emmené par Loeb à qui l'on peut faire confiance pour les scénarios, et par Ed McGuinness pour les dessins (un trait carré et un peu enfantin qui change un peu dans les séries actuelles), le nouveau Hulk attise la curiosité.

images © Marvel