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dimanche 13 mai 2012

KICK-ASS 2 (Millar / Romita Jr) | ICON

 


Kick-Ass "2", évidemment pour la suite du désormais classique Kick-Ass , qui date quand même de 2008 déjà.
Une suite était évidente, à la fois par le succès de la série et par la fin des premières aventures, avec la fuite de Red Mist. Oh oui, Red Mist va revenir et il n'est pas content...
En attendant, Mindy alias Hit-Girl a comme nouveau beau-père Marcus le policier, remarié avec la mère de Mindy. Sa mère n'est au courant de l'alter ego de Mindy, et si elle venait à le savoir, ce serait terrible pour sa santé mentale. Alors la fillette de 11 ans (et 1/2) a promis  à Marcus de laisser derrière elle son sanglant passé et de tenter de devenir la gamine qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est difficile, mais elle fait tous les efforts possibles pour y arriver.




De son côté Dave Lizewski, alias Kick-Ass, continue de vouloir nettoyer les rues des criminels en tous genres. Il approche un peu plus de son rêve lorsqu'il rencontre une équipe de "super-héros" comme lui, 'Justice Forever'. Ensemble, ils interviennent dans les agressions en cours, participent à des actions de charité et se réunissent dans des bars.
La police ferme les yeux, tant que ces énergumènes bizarrement habillés et sans doute un peu trop fans de comics et de films d'action aident à préserver un peu de paix sociale.
Mais c'est sans compter sur Red Mist. Le fils du mafieux Genovese, plein de fric, entend bien prendre sa revanche sur Kick-Ass et ses imbéciles de partenaires. Il engage la monstrueuse Mère Russie, une ex-spetsnaz, ex-garde du corps russe, et d'autres sales types pour déferler avec une rage sans nom sur New York.




Kick-Ass 2 n'est pas plus fin que le premier opus, c'est une évidence. C'est un véritable défouloir qui n'avait pas sa place sous la bannière MARVEL, mais sous celle plus radicale d'ICON. Une série qui exige un public mûr: hémoglobine, viol, décapitations... A ne pas mettre entre toutes les mains.
Car ce n'est même que cela: rien de plus qu'un défouloir, avec un scénario peu élaboré. C'est donc vraiment une suite comme on en voit au cinéma, avec leur "2": on exploite le succès du premier et on verse dans la surenchère.




Une série dédiée à Hit-Girl va sortir dans quelques semaines.


Public averti
Images MARVEL - ICON

mardi 10 février 2009

AMAZING SPIDER-MAN : New ways to die (Romita Jr) | MARVEL

C'est toujours une joie pour moi de voir Romita Jr réaliser les dessins d'un comic. Parallèlement à "Kick Ass", Romita Jr a prêté son concours à l'histoire "New ways to die" ("De nouvelles façons de mourir"). Rien ne va plus pour Spidey lorsque Norman Osborn décide de lâcher ses Thunderbolts après lui. Heureusement pour lui, son identité n'est pas connue (nous sommes toujours dans Brand New Day). Évidemment, Venom le symbiote n'attends qu'une chose, c'est mettre la main sur l'arachnide qui eut l'outrecuidance, il y a maintenant belle lurette, de le rejeter. Seulement cette fois, un autre personnage va faire son entrée dans l'univers Marvel. La première attaque se situe dans le centre d'action sociale bénévole où Tante May donne de son temps. Le directeur de ce centre semble avoir un don spécial permettant de guérir les personnes se trouvant dans son entourage direct. Dans cet entourage figure notamment Eddie Brock, passablement malade. Le symbiote est quant à lui passé chez Mac Gargan (alias Scorpion) depuis aussi un certain temps. Alors que dans le corps d'Eddie Brock demeurent quelques résidus de Venom (dans son sang ?!), les facultés curatives du directeur du centre d'aide vont transformer ces cellules et les rendre inoffensives et même un peu plus.
En effet, le Venom résiduel devient un Anti-Venom pas résiduel du tout. Voilà donc, après Venom, Carnage, et Toxin, un nouveau symbiote tout de blanc vêtu (vous aurez remarqué le langage à peine caché des couleurs: le noir pour le méchant, le rouge pour le sanguinaire, le rouget bleu-noir pour le symbiote hybride des premiers, et le blanc pour le gentil !).Certains le trouvent ridicule, d'autre le trouvent cool, moi tout ce que je vois c'est un problème de plus pour le Spidey des familles. Et oui, même si l'Anti-Venom est a priori du côté de Peter Parker, ce symbiote ne voit en lui qu'un organisme humain dont le sang est empoisonné par le venin radioactif de l'araignée à l'origine de ses pouvoirs.
Je ne vous dévoilerai pas ici la fin, mais pour ceux qui aiment Romita Jr et les symbiotes, c'est une histoire sympa, en 6 parties, qui ne manque pas d'action. La confrontation avec les Thunderbolts était par ailleurs inévitable, les déambulations de l'arachnide non enregistré auprès du S.H.I.E.L.D. étant un affront permanent. A noter, pour les fans du dessinateur, que ce dernier vient de revenir à nouveau à ses crayons pour Spider-Man, avec en ligne de mire la mort d'un personnage de la série... Images © Marvel

mercredi 13 août 2008

FX (Osborne / Byrne) | IDW PUBLISHING









John est parti depuis un petit moment chez les éditeurs plus modestes, que sont notamment Dark Horse et IDW. Vient de se finir une première série de 6 épisodes de "FX". Toutefois la conclusion laisse supposer une suite.



FX est un mélange de plusieurs idées déjà vues dans l'univers comics, qui donne un résultat sympathique. Prenez un peu de Green Lantern, un peu de Quasar, un petit air de Strykeforce et un peu de Kick-Ass... et vous obtenez "FX".



Un gamin d'environ 13/14 ans se prend un coup sur la tête et se réveille avec le pouvoir de matérialiser ce à quoi il pense. Et oui, point de vue originalité des pouvoirs, c'est du déjà-vu, et un gamin qui s'improvise super-héros, ça ressemble furieusement à Kick-Ass, bien plus original.

Une autre jeune a aussi des pouvoirs, psychiques ceux-là, qui aideront FX à s'acquitter de ses missions.

Ce titre s'adresse donc surtout aux fans de Byrne, à ceux qui en apprécie la rondeur du trait, bien meilleur maintenant qu'à la période de Wonder Woman.

images © IDW Publishing

lundi 7 avril 2008

KICK-ASS (Millar / Romita Jr) | ICON

! SPOILER !
Un petit bijou a fait son apparition sur les étalages des comics US ces dernières semaines: KICK-ASS, mitonné par Millar (Ultimates, Civil War) et Romita Jr (Spider-Man, Eternals, World War Hulk) est une série à part.

Publié chez Icon, sous-division de Marvel, KICK-ASS nous raconte comment un adolescent ordinaire, fasciné par les comics, décide de devenir lui-même un super-héros. Son raisonnement est simple: comment se fait-il que jamais personne, malgré la profusion de comics, n'ait eu l'idée de revêtir un costume ? Et pourquoi pas lui ? Voilà un nouveau projet dans la vie de ce jeune garçon, élevé par son père, homme ordinaire mais faisant ce qu'il peut pour son fils, et orphelin de sa mère, morte d'une rupture d'anévrisme face à un truand qui la menaçait.

Prenant son courage à deux mains et armé de son crayon à papier pour le design du costume, Dave descends dans la rue et se trouve confronté à des taggeurs. Bien mal lui en prend: ce ne sont pas seulement des taggeurs, ce sont aussi 3 gars plus grands, plus costauds, n'ayant peur de rien et armés de crans d'arrêts... Un tabassage, un plantage et un accident de voiture plus tard, Dave se retrouve avec les deux jambes cassées, une colonne vertébrale fêlée et j'en passe et des meilleures.

L'affiche non censurée
Cela n'arrêtera pas note ami qui, six mois d'hospitalisation et de convalescence plus loin, revêt à nouveau son costume et se rue à la rescousse d'un type assailli par un gang dans la rue. Première victoire de Dave qui, malgré des dents en moins et des côtes fêlées en plus, a réussi à mettre en déroute les assaillants.


Voilà une série qui change dans le paysage actuel des comics US, non seulement dans le choix du personnage (n'importe qui), dans une situation familiale réaliste, et avec une narration à la première personne qui donne une dimension réaliste incroyable à la série. Le dynanisme des dessins de Romita Jr imprime une vitesse adéquate à ce type de narration.


Mais il ne faut pas se leurrer, les auteurs ne se sont visiblement pas donné de limites, et KICK-ASS n'est conseillé qu'à des personnes suffisamment mûres pour avoir un recul suffisant par rapport à cette violence presque banale et un langage bien cru.




A lire d'urgence.




images © Marvel / Icon