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dimanche 29 juin 2014

AMERICA'S GOT POWERS (Ross / Hitch) | IMAGE COMICS


Il était une fois un cristal. Mais un gros cristal. Genre de plusieurs mètres de diamètre. Et un jour ce cristal tomba sur San Francisco. Mais à l'inverse de tout météorite qui se respecte, son impact ne provoque aucune destruction. Bien au contraire.
Toute femme enceinte dans la région de San Francisco accouche instantanément, quel que soit le stade de la grossesse. Mais tous naissent sains et saufs, voire plus: ils ont tous un pouvoir.

Ca, c'était il y a bientôt 20 ans. Depuis, les bébés sont devenus de jeunes adultes et il a bien fallu canaliser la fougue des super-ados. Une émeute avait même éclaté, quelques années plus tôt, et les autorités avaient eu le plus grand mal à récupérer le contrôle de la situation. Alors une solution a été trouvée: les confiner dans un même endroit, leur donner un exécutoire pour se défouler... et bien sûr les étudier en secret.

Quel est cet exutoire ? Tout simplement la réponse de l'homme à tout : une émission de télévision, "America's Got Powers !". La zone désaffectée d'Alcatraz a été entièrement réaménagée, avec un campus et un stade où s'affrontent les "powers". Reprenant la symbolique du football américain, de jeunes powers doivent atteindre le niveau suivant en traversant tout le terrain pour atteindre une safe zone, avec sur leur chemin des robots impitoyables et une équipe officielle de powers, les plus puissants et les plus redoutés.
L'émission déchaîne les foules et occupe les jeunes powers sans qu'ils se doutent de la réalité.


Le stadium
Dans ce contexte, Tommy Watts vient de perdre son frère, Bobby. Alors que ce dernier était en finale contre Quaterback, le leader de l'équipe officielle, l'affrontement entre les deux est cataclysmique. La dernière ruade de Bobby lui est fatale.
Tommy va-t-il prendre la relève ? Normalement, non, car il est le seul... à n'avoir aucun pouvoir.
En principe.

Tommy Watts

Cette série de 7 épisodes aborde plusieurs thèmes: la peur de la différence, comment un homme ordinaire réagira en obtenant des pouvoirs incommensurables, notamment. La force des comics de Ross et Hitch est de replacer des personnes de la vie de tous les jours dans leurs comics. Vous ne lisez pas une histoire sur un super-héros, une marque, mais sur des personnes. Certes, elles acquièrent ou ont déjà des pouvoirs, mais c'est surtout leur aventure personnelle qui est au centre de l'histoire.
Le style de dessin de Hitch accentue cet aspect avec des visages assez communs et éloignés des super-héros que l'on a l'habitude de voir. Plus facile, donc, de s'identifier. Hitch avait déjà rendus plus accessibles, de la même manière, les 4 Fantastiques et bien sûr les Ultimates 1 & 2.


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dimanche 16 février 2014

samedi 8 février 2014

THOR : LE BOUCHER DES DIEUX (The Godbutcher) (Aaron / Ribic) | MARVEL



Tout est chaos, dévastation, boucherie, silence.
Un seul être est responsable, un seul être contre tous les dieux de tous les panthéons. Personne ne peut rien contre lui, et il a juré la perte de tous les dieux de l’univers existant. Partout ou se rend Thor, dans toutes les cités sacrées, les dieux - hommes, femmes, enfants - sont massacrés sans pitié.


Tous ? Tous, sauf Thor. Inexplicablement, le dieu nordique est le seul que le Boucher des dieux ne cherche pas à tuer. Enfin, pas encore. Et Thor réalise enfin qu'il connait ce personnage. Jeune dieu il s'y trouva confronté, mais l'autre le laissa en vie. Le Boucher joue avec lui. Partout, il le précède et sème la mort et la destruction. Il le garde pour la fin, aujourd'hui ou dans des millénaires d'ici...


Le duo Aaron / Ribic fonctionne parfaitement et livre une histoire intense et assez mystérieuse. Elle ne s’essouffle pas au fil des épisodes. On ressent parfaitement le désespoir, l'impuissance et la rage de Thor face à la froideur et la provocation du Boucher des dieux. Un must-have.


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CAPTAIN AMERICA: DIMENSION Z (Remender / Romita Jr) | MARVEL


Et c'est un long run, pour ces temps modernes, que nous offrent Remender et Romita Jr avec les dix épisodes de Steve Rogers dans la dimension Z. Pour Marvel, il s'agit d'un volume 7 des aventures de Captain America.
Suivant son intuition, Rogers s'engouffre dans le métro new-yorkais et se retrouve projeté dans une dimension inconnue. Quand Captain Amercia recouvre ses esprits, il est prisonnier d'Arnim Zola. Et ceci est sa dimension. Sa vieille obsession est tenace; il entend toujours créer le super-soldat et avoir l'unique exemplaire en son pouvoir est une chance inespérée. Et il se pourrait bien qu'il y arrive...


Aux côtés de Zola, son fils Ian et sa fille Jet. Ian est encore un enfant, tandis que Jet est son bras droit guerrier. Le savant fait des expériences, utilise la population locale - les Phrox - comme pâte à modeler pour tenter de créer son soldat idéal. Zola contamine également Steve Rogers avec un virus de son cru. Alors peu importe que Captain America parvienne vite à s'échapper. Ce n'est qu'une question de temps avant que le héros succombe au pouvoir psychique de Zola...
"Dimension Z" est l'histoire de la fuite de Rogers, de sa survie et de l'éducation qu'il donne à Ian, qu'il emmène avec lui. Des années de lutte et de souffrance qui devront un jour ou l'autre trouver leur dénouement.

Cette histoire assez longue qui nous est servie ici. Peut-être un peu trop car, du coup, la fin nous parait toujours survenir trop vite en comparaison des épisodes précédents. Ceci dit, "Dimension Z" est un bon récit qui nous montre un Captain America physiquement méconnaissable, ravagé par le temps et la douleur.


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lundi 5 août 2013

THE SWORD (Luna Brothers) | IMAGE COMICS


 Les frères Luna fournissent chez Image des comics un peu à part des héros Marvel, DC, dark Horse et autres Aspen. Joshua et Jonathan Luna ont certes produit un Spider-Woman pour Marvel, mais la majeure partie de leur travail se situe en marge.
The Sword mêle le monde moderne et les mythes crétois. Un mélange qui est synonyme de chaos pour la jeune Dara. Paraplégique, suivant des cours d'art et de dessin, elle vit chez ses parents dans une maison de banlieue. Une vie à peu près banale jusqu'à ce funeste soir où débarquent trois personnes, en plein dîner familial. Deux hommes et une femme qui tiennent un discours incompréhensible: ils veulent savoir où Demetrios a caché l'épée. Le père de Dara ne comprend pas de quoi il s'agit ni pourquoi ils insistent à l'appeler "Demetrios". N'obtenant pas de réponse, les trois intrus commencent à tuer la famille un par un, espérant déclencher chez le père sa collaboration. En fait, ils maîtrisent l'air, l'eau et la terre, et mettent à profit leurs pouvoirs. Mais rien n'y fait, et en utilisant leurs pouvoirs ils finissent par mettre le feu à la maison sans faire attention. La seule survivante à ce stade est Dara, et au moment où elle doit être tuée, le toit s'effondre sur elle. Laissée pour morte, les trois meurtriers partent avant que les secours n'arrivent.


Mais Dara est toujours vivante. Au moment où le toit s'est effondré sur elle, le plancher aussi a cédé, de sorte qu'elle se retrouve dans l'espace situé sous la maison, entre le terrain et le plancher. Et elle aperçoit devant elle, plantée dans le sol, l'épée tant recherchée. Elle la saisit et sens de nouveau ses jambes...
Dans les histoires des frères Luna, on voit souvent des personnes ordinaires confrontées à des événements qui les dépasse. C'est également le cas de The Sword qui met trois jeunes aux prises avec des êtres doués de pouvoirs surnaturels, traqués par la police et les agences gouvernementales US qui ne les croient pas. C'est un peu comme si cette histoire se passait en bas de chez vous.
C'est également un style particulier. Des images très lisses, aux contours bien définis, avec un côté film d'animation. On se croirait dans l'une de ses BD d'adaptation où vous retrouvez des images du film. Sauf que ce n'est pas un film, mais bien la BD originale. Mais ne vous y trompez pas, ça n'en est pas moins gore par moments. L'impact est d'ailleurs plus important du fait de ces dessins assez simples et doux qui ne vous laissent pas imaginer que ce ça puisse tourner au massacre en un clignement des yeux.



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mardi 25 juin 2013

LADY MECHANIKA (Benitez / Steigerwald) | ASPEN


A l'instar de Michaël Turner en son temps, Joe Benitez est en passe de réussir son pari.
Ce pari a commencé en 2011 avec la sortie chez Aspen de Lady Mechanika #0. En Angleterre, pendant l'ère victorienne, une créature monstrueuse est poursuivie par des chasseurs de primes. La premère à rattrapper la bestiole est une jeune femme, Lady Mechanika. Au lieu de tuer la créature qui terrorise le voisinage, elle la rassure et parvient à entrer en communication avec. Le monstre aux allure chat géant a des membres en métal. Il affirme à Lady Mechanika qu'il se rappelle d'elle... chez leur créateur. Mais d'autres chasseurs de primes débarquent et achèvent la créature, empêchant malheureusement la jeune femme de collecter quelques renseignements sur ses origines.


Car Lady Mechanika est elle-même un curieux mélange de chair et de métal. Ses seuls souvenirs remontent à une période où elle se souvient avoir été l'objet d'expériences et de tortures... mais aucun sur la façon dont on échangé ses bras de chair contre d'autres mécaniques.
Elle est devenue une légende. Certains la connaissent et travaillent avec elle dans ses enquêtes, d'autres la croient imaginaire, et d'autres aimeraient la voir morte. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut compter avec elle, n'en déplaise à Lord Blackpool, armurier et inventeur de génie. Et quand Blackpool laisse malencontreusement s'échapper l'une de ses cobaye, impossible d'empêcher Lady Mechanika de s'en mêler.


L'ensemble de l'action se déroule donc en Angleterre, et plus particulièrement dans une ville appelée Mechanika, véritable Mecque des génies de la mécanique, de la vapeur et autres rouages. Nous sommes très clairement dans une ambiance steampunk, mais loin d'être un gadget visuel pour faire vendre, l'ensemble est très cohérent et soigné. Car c'est quand même le bébé de Benitez, créé, écrit et dessiné par lui. Le succès est tel sur les 4 premiers numéros (#0-3) que l'auteur a décidé de quitter Aspen avec son projet. Comme Michael Turner en son temps avec Fathom qui quitta Top Cow pour fonder Aspen, Benitez quitte Aspen pour maîtriser tous les tenants et aboutissants de sa florissante création.
A l'heure actuelle, le titre est au point mort mais devrait repartir dès que l"environnement éditorial se sera stabilisé.


En attendant, voilà de quoi alimenter les cosplayers !

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samedi 22 juin 2013

UNCANNY AVENGERS (Remender / Cassaday) | Marvel


Pardon ?!
Si si, c'est bien ça. Ce ne sont ni les Uncanny X-Men ni les Avengers, ce sont les Uncanny Avengers. Dans les ruines du cataclysme d' Avengers Vs X-Men (AvX), un nouvel espoir est né pour les mutants. La force du Phénix a permis de faire ressurgir des centaines, des milliers de dons mutants parmi la population mondiale. Le phénomène croît chaque jour, et avec lui, une haine grandissante. Les humains se sentent à nouveau menacés par ces mutants qu'ils ne comprennent pas et craignent.
Dans ce climat délétère, Steve Rogers alais Captain AMerica a une idée. Il veut former une équipe commune X-Men - Avengers, avec à sa tête un mutant. L'idée est de montrer à la population mondiale qu'humains et mutants peuvent parfaitement s'entendre et oeuvrer ensemble. L'équipe comprend donc Captain America, Scarlt Witch et Thor pour les Avengers, ainsi que Wolverine, Malicia et Havok pour les X-Men. C'est d'ailleurs Havok, le frère du désormais meurtrier Cyclope, qui dirigera cette équipe.


La cohabitation n'est pas facile entre tous les membres. Notamment entre Malicia et la Sorcière Rouge , la première ne pardonnant pas à la seconde d'avoir été à l'origine de l'extinction des mutants dans House Of M. Un ennemi commun viendra fédérer un peu mieux cette jeune équipe: ennemi de la première heure de Captain America et vouant une haine farouche aux mutants, Red Skull vient faire une incursion en Amérique. Il exhume le corps de Charles Xavier, s'empare de son cerveau et trouve le moyen de s'approprier ses pouvoirs de suggestion mentale. De quoi pousser les civils à l'émeute raciale contre les mutants qui les entourent...
Dans cette nouvelle série, Remender et Cassaday nous offre un travail précis et riche. Riche en texte, renouant avec la tradition passée des comics très bavards, mais permettant aussi d'instiller chez le lecteur la mesure de l'apocalypse qui est en train de se jouer dans les rues de New York. Les dessins de Cassaday présentent des héros qui ne sont ni beaux ni moches. Des personnes quasi normales auxquelles s'identifier. Si vous cherchez des bimbos aux capacités pulmonaires sur-développées et des demi-dieux à la mâchoire carrée, vous vous trompez d'endroit.


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lundi 20 mai 2013

LA ROUTE D'OZ / Road to Oz (Shanower / Young) | MARVEL


Dorothy et Toto sont de retour pour une nouvelle aventure. Pendant qu'elle s'occupe à la ferme de son oncle, Dorothy voit arriver Shaggy Man, un curieux personnage hirsute, en haillons. Il lui demande son chemin, mais Dorothy préfère le mettre sur la voie par elle-même.


Mais Dorothy ne retrouve pas les repères qu'elle devrait pourtant avoir croisé. Pire encore, le duo accompagné de Toto se trouve en face d'une multitude de routes partant toutes du même point. Cette fois c'est sûr, ils sont perdus.
Et ils ne sont pas les seuls. En route, ils rencontrent Button-Bright, un petit garçon habillé en marin et perdu, mais qui ne sait vraiment pas grand-chose, même pas où il est censé habiter.


La route qu'ils choisissent est de plus en plus étrange à mesure qu'ils avancent, il faudrait même dire féerique, dans le bon sens, mais aussi le mauvais. Alors il faut se rendre à l'évidence: leur meilleur espoir est d'atteindre le pays Oz et demander à la Princesse Ozma d'user de sa magie pour les renvoyer chez eux.


Cette histoire fait toujours partie des adaptations des livres de Franck L. Baum. C'est l'une des histoires les plus courtes et sans doute aussi l'une des moins riche en personnages et aventures. On passe quand même un bon moment à lire cette nouvelle aventure.
Et les aventures de Dorothy ne sont pas terminées !



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vendredi 10 mai 2013

HELLBOY EN ENFER / Hellboy In Hell (Mignola) | DARK HORSE


Changement de ligne éditoriale pour Hellboy. Jusqu'ici conçu comme une succession de mini-séries, Hellboy devient une série continue intitulée Hellboy In Hell, et qui accueillera donc différents arcs narratifs. Mike Mignola en a repris les rênes, de l'écriture au dessin, et les numéros sortent... quand ils sont finis, quel que soit le temps que ça demande.
Le premier arc voit l'arrivée d'Hellboy dans son monde d'origine, après avoir été tué dans une bataille contre un dragon dans The Fury. 


A son arrivée, un mystérieux spectre lui fait faire, comme qui dirait, le tour du propriétaire. Il lui montre en quoi consiste vraiment l'Enfer, en l'occurence la cité de Pandemonium, et qui le peuple. Hellboy reconnait des démons rencontrés dans de précédentes aventures et il se voit présenter son arbre généalogique, ce qui lève quelques voiles du mystère de sa naissance et de son bras. Et ce qui est certain, c'est qu'Hellboy ne s'attendait pas à tout ce qui lui est présenté. La mort et sa présence en Enfer n'est certainement pas une fin, mais bien plutôt un commencement.
Toutes ces informations, ces rencontres, ce trône qui lui est promis depuis sa naissance infernale... et le geste qu'il commet après son arrivée à Pandemonium sont lourds à intégrer. Tous les efforts d'Hellboy pour échapper à son destin maléfique ont-ils été vains ou peut-il toujours changer les choses, de l'intérieur ?


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WALKING DEAD 18 : LUCILLE (What comes after) (Kirkman / Adlard) | IMAGE


Plus de 100 épisodes, et pas une ride. Toujours aux commandes, le duo qui oeuvre sur Walking Dead sait nous mettre en haleine avec les épisodes qui composent ce 18ème volume des aventures de Rick et sa communauté.
Pour la première fois depuis le début de leur survie, Rick et ses compagnons sont tombés sur plus organisés qu'eux et plus violents. Negan et ses Sauveurs rackettent les communautés alentours en promettant leur protection. Un système mafieux au milieu des zombies...


La petite communauté bien proprette était encore la seule de la région à ne pas être tombée sous la coupe de Negan. Une fois que celui-ci a découvert le hameau, il n'a pas été possible à Rick de résister. Plusieurs personnes tuées par Negan pour étouffer toute volonté de rébellion, des réserves de nourriture et logistiques mises en péril... l'autorité de Rick vacille. Et l'un des premiers déçus est certainement Carl, qui du haut de ses 12 ans ne comprend pas que son père s'incline honteusement devant un autre groupe. Alors quand Negan débarque réclamer sa quote-part de vivres, il n'a pas l'intention de le laisser faire sans réagir.


Dans cette série d'épisodes, on retrouve la créativité de Kirkman qui se lâche notamment sur le personnage de Negan. Et à cette occasion, il est rappelé que The Walking Dead est destiné à un public mature... 


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dimanche 24 février 2013

SUPERIOR SPIDER-MAN (Slott / Stegman) | MARVEL


Peter Parker est mort. Oh non !
Eh si ! Enfin... presque. Dans Amazing Spider-Man #700, Otto Octavius avait échangé son esprit avec celui de Peter. Il s'est donc retrouvé dans le corps de Spider-Man, tandis que Peter a été emprisonné dans le corps mourant du Dr Octopus. N'ayant rétablir les choses avant de mourir, Peter inculque à Octavius son sens des responsabilités. C'est l'opportunité que ce dernier attendait pour enfin atteindre le gloire. Il décide d'être un meilleur Spider-Man que Peter Parker, un Superior Spider-Man.


Otto intègre beaucoup plus de technologie que Peter dans son rôle de protecteur de la veuve et de l'orphelin. Il adapte notamment ses octobots et en fait des spiderbots pour traquer et le prévenir de crimes en cours. Spider-Man devient plus arrogant, en recherche de gloire, et également plus violent, ne cherchant pas à retenir ses coups.
Pendant ce temps, la conscience de Peter émerge à nouveau dans son propre corps, et doit subir la volonté d'Octopus. Pour l'instant, personne ne l'entend et il cherche un moyen de reprendre le contrôle avant qu'Otto ne lui vole complètement sa vie...


Ces premiers numéros sont dessinés par Ryan Stegman, dont le style rappelle furieusement celui de Todd Macfarlane (voir d'ailleurs l'hommage avec la 2ème planche ci-dessus) , peut-être légèrement plus anguleux. Et pour ce qui est du scénario, rien de bien farfelu jusque là. Les lecteurs Marvel font d'ailleurs largement savoir leur mécontentement et se sentent trahis. Le fait que Marvel fasse d'Otto Octavius, le méchant et meurtrier, un gentil héros meilleur que le traditionnel Peter Parker est vécu comme un non-sens absolu. Des lecteurs sans doute un durs avec Marvel qui nous offre quelque chose qui change un peu de l'ordinaire. Ceci étant, on a l'impression que cela ne va pas avancer très vite, et que l'éditeur risque de faire durer et durer et durer... avant qu'un véritable tournant n'arrive. Espérons que Marvel ne s'enlisera pas dans Superior Spider-Man comme avec Brand New Day et One Moment In Time.



Images (c) MARVEL

dimanche 10 février 2013

TRIO (John BYRNE) | IDW Publishing


La toute dernière création de John Byrne se trouve chez IDW Publishing. Pour l'instant, 4 épisodes ont été réalisés et publiés. TRIO met donc en scène... 3 héros. UN, DEUX et TROIS disposent d'une base secrète automatisée et reçoivent des indications et des ordres via des hauts-parleurs. On ne sait donc pas qui dirige l'équipe. L'un d'eux peut changer ses avant-bras en lames tranchantes, un autre peut se transformer en roc, et la dernière est aussi fine et souple que du papier. Hein ? Les 4 (ou plutôt les 3) Fantastiques ? Eh oui, ce n'est pas qu'une impression.
Surtout quand on passe au chapitre des ennemis. Le premier d'entre eux est Nautilus, une créature marine à forme humaine, capable également de voler, qui déteste les habitants de la surface et contrôle un monstre titanesque. Hein ? Namor ? Ah oui, c'est vrai qu'ils se ressemblent...


D'autres ennemis ? Mais oui, bien évidemment: un vaisseau gigantesque qui siphonne les océans et un dangereux nazi égaré dans le temps.


Tout ceci fait de Trio un comic un peu trop chargé et confus, en à peine 4 numéros. Ca commence très vite, sans prendre le temps de bien présenter les personnages. Ce n'est pas très palpitant non plus, question originalité du scénario. On voit facilement venir la suite et on peut trouver les héros un peu niais / naïfs sur les bords. Restent les dessins de John Byrne pour les afficionados de l'un des maîtres du genre.


 Images IDW Publishing

samedi 12 janvier 2013

LA MORT DE SPIDER-MAN : AMAZING SPIDER-MAN #700 (Slott / Ramos) | MARVEL


On nous avait tué Ultimate Spider-Man, voici que Peter Parker prend le même chemin. Otto Octavius, alias Doctor Octopus, alias Doc Ock, est à quelques heures de mourir. Son corps ne le porte plus, et dans un dernier acte de vengeance, a réussi à échanger son esprit avec celui de Peter Parker.


Chacun habite désormais le corps de l'autre: Octavius dans le corps de Spider Man, entouré de ses proches, Parker dans le corps mourant de Doc Ock, entouré de vilains. Le vieil ennemi de Peter n'a en théorie rien à craindre : celui-ci est définitivement coincé dans un corps à l'agonie. Dès que la maladie emportera l'ancien corps de Doc Ock, l'esprit de Peter mourra avec lui. Dommage, même affaibli, Peter reste un génie scientifique, et avec les ressources d'Otto il pourrait encore peser dans la balance.


Côté dessin, c'est Ramos qui signe ce #700. Pas de style classique pour l'occasion. Plutôt donc celui très particulier de Ramos qui, en ce qui me concerne, a beaucoup trop les airs d'un manga.
Le scénario de ce dernier épisode d' Amazing Spider-Man est agréablement mené jusque dans les dernières. A vous de vous faire une idée sur ce qu'il s'y passe, mais par rapport aux pages précédentes, on a un peu de mal à croire à cette ultime profession de foi.
Et puis, on sait ce que sont les disparitions de personnages dans l'univers des comics, les morts se révèlent souvent rien de plus que des illusions.
A suivre dans Superior Spider-Man, la série qui remplace Amazing Spider-Man !


Images Marvel

dimanche 2 décembre 2012

AVENGERS VS X-MEN (AvX) | MARVEL


L'évènement 2012 chez Marvel, c'est Avengers Vs X- Men. Un crossover de 12 épisodes préparés par divers scénaristes et artistes: Bendis, Coipel, Aaron, Kubert, Romita Jr... Une artillerie lourde au service d'une série devant redessiner une partie de l'univers Marvel, de nouvelles séries et des changements chez certains personnages.
On se rend compte rapidement que le prologue proposé dans AVENGERS: X-SANCTION ne servait pas à grand chose pour le déroulement d'AvX, et met la continuité des scénarios dans la panade. Blaquesmith annonçait en effet que le futur désert nucléaire était la faute des Vengeurs en ayant fait disparaître Hope Summers. Mouais, bah je vous laisse juger par vous-même, mais j'espère que Marvel aura de l'imagination pour faire coller les histoires...
Bref.


Ce que l'on supposait arrive enfin. Le Phoenix approche à vive allure de la Terre, sans ménage pour ce qui se situe dans son sillage. Les Vengeurs ont bien compris qu'Hope Summer est un hôte plus que probable pour l'entité cosmique autrefois meurtrière. Par le passé, Le Phoenix a habité Jean Grey, la compagne du X-Man Cyclope. Mais la mutante, aussi puissante qu'elle ait pu être, n'a pas pu gérer l'entité et s'est transformé en Dark Phoenix, devenue puissance destructrice au lieu de puissance créatrice. Jean Grey en est morte, et Cylope ne veut pas que cela se reproduise. Il entraîne Hope afin qu'elle soit prête... et rétablisse la gloire des mutants.


Wanda Maximoff, la Sorcière Rouge, est responsable de la disparition de 99% des mutants de la Terre. Mais grâce au Phoenix, Cyclope voudrait que la population redevienne ce qu'elle était.
Captain America et les Vengeurs se rendent à Utopia pour conduire Hope en sécurité le temps de traiter le problème du Phoenix. Pour eux, l'entité est une menace au lieu d'un espoir. Mettre Hope en sécurité serait une mesure de précaution a minima.
Mais évidemment, Scott Summers refuse de mettre Hope à leur disposition et un combat s'engage entre les X-Men et les Vengeurs. Pendant ce temps, l'oiseau cosmique atteint la Terre et réclame un hôte.
Hope hésite et le Phoenix se détourne d'elle: il préfère la conviction et la détermination... et choisit donc 5 X-Men. Cyclope, Colossus, Magik, Namor et Emma Frost.
Les ennuis viennent à peine de commencer...
En lisant cette histoire, on appréciera notamment le côté cataclysmique et dramatique de la situation. Du coup on attend une fin de la même intensité, mais celle-ci peut paraître un peu fade. A vous de vous faire une idée.


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