lundi 20 avril 2009

CITY OF DUST (Niles / Chng) | RADICAL

Peu connue du grand public,Radical Comics gagne pourtant à être connue. Fondée en 2007, elle nous propose en même temps Shrapnel (space opera en 3 séries de 6 épisodes), Hotwire (basé sur un concept de Warren Ellis et scénarisé et concrétisé en images par Pugh) et enfin City Of Dust, qui s'est achevé en V.O. il y a peu de temps.
Tous les titres de Radical Comics ont la particularité d'être entièrement peints. Ce qui donne une qualité graphique excellente et permet de nous plonger pleinement dans l'histoire. Les univers explorés donnent par ailleurs principalement dans le futuriste.
Plus particulièrement, City Of Dust nous emmène en 2166. Dans cette société de véhicules volants, buildings de centaines de mètres de haut, d'une société répartie entre les différents niveaux d'étages, un concile de quelques hommes a banni toute littérature, tout produit de l'imagination, toute religion, ceux-ci étant considérés comme facteurs débilitants et trompeurs; tout ceci provoquerait des dysfonctionnements dans la psychologie humaine, seraient contre-productifs.
Dans cet univers déshumanisé, les forces de police sont chargées de traquer les criminels qui lisent des histoires à leurs enfants, prient ou détiennent des livres de fiction. Lorsque ces criminels sont pris, la sentence est quasi immédiate, transmise à l'officier via un PDA: la peine capitale. L'un de ces officiers, Philip Khrome, a dénoncé son père lorsqu'il était enfant. Il devra pourtant peut-être se poser certaines questions, lorsqu'il se trouvera confronté à des meurtres ignobles et des cyborgs aux allures de monstres de littérature: loup-garou, Nosferatu etc... Car ces crimes semblent être liés à l'interdit de la fiction.Un univers quelque peu glauque, une ambiance gore sur les bords, ces comics nous sortent des dessins Marvel et DC habituels. Chez ces deux grands éditeurs il n'y en a en effet pas beaucoup de dessinateurs ayant recours à la peinture, mis à part Suydam pour les couvertures chez Marvel et Ross chez DC.images Radical Comics

samedi 11 avril 2009

SOULFIRE (Turner)

Après avoir bien lancé Fathom, Michael Turner avait ensuite lancé Soulfire. N'explorant plus les mers mais les airs, Turner a encore une fois fait preuve de son imagination incroyable.
Soulfire était à l'origine destinée à s'appeller Dragonfly, et devait être publié par Top Cow. Les personnages furent créés à partir de 2000-2002, et finalement la série fût publiée par Aspen, la maison d'édition de Michael Turner. Le numéro preview sortit quant à lui dans les pages du magazine US Wizard.
Dans les années 2200, la société s'est évidemment modernisée par rapport à la nôtre. Des changements notables sont apparus, tels que le tout-technologique et la privatisation de l'armée, de la sécurité civile, des services anti-incendies.
C'est alors qu'apparaît de nulle part une forme gigantesque qui brûle tout sur son passage et se débarrasse en moins de deux d'hélicoptères de sécurité. Aussi incongru que cela puisse paraître, il s'agit en fait d'un dragon qui détruit la mégalopole.
Dans le même temps, un adolescent est attaqué par une créature ailée, et sauvé de celle-ci par une autre créature ailée, chacune représentant un camp. Pourquoi autant de tapage autour de lui? Tout simplement parce que ce jeune homme pourrait bien être le catalyseur permettant le renouveau de la magie dans le monde...
La magie n'a en effet jamais disparu; elle s'est tout simplement éteinte provisoirement, épuisée par le luttes entre les différents clans, entre ceux qui voulaient la préserver et ceux qui voulaient l'exploiter. Depuis cette époque, ce sont les mêmes personnes qui vont s'éveiller à nouveau.
Parmi ces derniers, Rainier, prêt à tout pour imposer sa puissance depuis l'aube des temps, lâche ainsi un dragon sur la mégalopole et récupère le contrat de sécurité en démontrant ainsi les incapacités de son prédécesseur...
Le dessin a été assuré par Michael Turner jusqu'au 8ème épisode, où ses dernières planches ont été reproduites. La série devrait se terminer au 10ème épisode. On y retrouve la majesté du dragon par Turner, la transparence diaphane des ailes de Grace...


lundi 16 mars 2009

THE STAND (LE FLEAU) : CAPTAIN TRIPS (Aguirre-Sacasa / Perkins)

Si vous êtes fan des lectures de Stephen King ou des adaptations télévisuelles, The Stand (Le Fléau) vous plaira assurément. Comme pour La Tour Sombre, le scénariste et le dessinateur sont plutôt bien choisis et permettent de donner vie à l'histoire originale de Stephen King. Basée sur le même principe que Dark Tower, cette série consiste en plusieurs séries limitées à 5 épisodes en moyenne, passant d'une étape à une autre de l'histoire. A ce rythme, il faudra un nombre d'épisodes conséquent pour aller jusqu'au bout.

La première série, Captain Trips, porte le nom du virus de la super-grippe, un fléau bactériologique mis au point par l'armée américaine mais qui échappe à son contrôle. Il suffit d'un seul porteur pour le répandre sur la surface du globe. Le but de la première mini-série est de décrire le processus de propagation du virus et de faire connaissance avec les premiers personnages importants (Stu Redman, Larry Underwood, Nick Andros, Flagg...). Comme dans les romans de Stephen King, l'histoire s'installe tranquillement, l'air de rien. Nous sommes bien dans un monde réel, le notre, qui va rapidemment se trouver submergé par l'horreur. C'est aussi un thème bien connu et quasi obsessionnel chez nos cousins d'Amérique, celui du complot gouvernemental, voire même la peur de l'arme bactériologique incontrôlable. Car toute l'horreur vient de là: un seul individu contamine le globe dans sa totalité; il aura suffi d'un unique sujet pour déclencher cette apocalypse. Comme quoi, ça tient vraiment à peu de chose, non ?
Du coup, pour mettre en forme cette épopée, il fallait un dessin plus dynamique, plus réaliste afin de bien nous plonger dans un monde proche du nôtre et non d'un univers de super-héros, et surtout un dessin plus rapide à exécuter. En effet, si Jae Lee nous offre son art sur La Tour Sombre, il est clair que c'est un dessin exigeant en terme de temps. Car pour ceux qui en douteraient, Jae Lee n'utilise pas d'informatique et réalise tout au crayon à papier; pour preuve les sketchbook de Dark Tower. Or, vu le rythme imposé aux auteurs pour The Stand, le 1er épisode de la 2ème série vient de sortir la semaine dernière, dans la continuité immédiate du premier opus. Les deux artistes sont chacun à l'aise dans leur série: Jae Lee dans le monde fantasy de la Tour Sombre avec toute l'ambiance et le quasi-mysticisme qu'on en attend, Perkins dans le monde réaliste du Fléau.
La progression peut sembler lente, mais c'est nécessaire pour transposer l'ambiance du livre. La violence de la maladie est partout, anonyme et soudaine.

Une série à suivre, donc.
images © Marvel

dimanche 8 mars 2009

CONAN LE CIMMERIEN (Truman / Corben / Giorello / Villarubia) | DARK HORSE

Récemment Dark Horse a remis au goût du jour Conan Le Cimmérien. Giorello a été vu chez Star Wars et Villarubia, coloriste bien connu, a déjà officié dans les aventures du barbare du Nord. L'ambiance générale se rapproche ainsi pas mal des précédentes aventures de Conan, notamment les réalisations de Cary Nord. Frank Cho a signé quelques unes des couvertures.

Pour ce qui est de l'histoire, Conan revient vers son village natal, après maintes aventures. Sur le chemin du retour, il croisera une femme de son clan, qui a fui les Aesir, ennemis des Cimmériens, et à qui elle avait été offerte comme épouse pour sceller une paix bien fragile.
Parallèlement, Conan se rappelle les histoires que Conacht, grand-père de Conan, lui racontait de ses périples et dangereuses aventures dans les contrées de l'est, avec un dessin différent. On est bien dans l'exotisme de l'Heroic Fantasy, avec ses glaives, peaux d'ours, guerriers vikings ou moyen-orientaux impitoyables, femmes voluptueuses de l'occident avec force parfums et mélopées, femmes cimmériennes dures de caractère, magie sans cesse sur le point d'intervenir. Si la magie en question n'est pas encore trop présente dans les sept premiers numéros, elle devrait s'inviter plus avant avec un Conan parti vers la Grèce et un sombre magicien millénaire en plein réveil...

images © Dark Horse

mercredi 4 mars 2009

MOONKNIGHT: LA MORT DE MARC SPECTOR / The Death Of Marc Spector | MARVEL


Moon Knight avec une carte de Super-Héros licencié ? C'était trop bizarre pour durer. Et effectivement, les méthodes plus qu'expéditives de Moon Knight ne sont pas du goût du S.H.I.E.L.D. Du coup, Tony Stark est sommé de trouver une solution. Iron Man lui retire donc sa carte de héros licencié.
Mais la sanction administrative qui devait obliger Marc Spector à se ranger et laisser tomber le costume sous peine d'être arrêté pour, disons, exercice illégal du super-héroïsme, ne sert évidemment à rien. Surtout lorsqu'un vieil ennemi de Moon Knight refait surface et lui fait porter le chapeau de ses meurtres en gravant un croissant de lune sur le front de ses victimes.
Incapable de contenir Marc Spector, le S.H.I.E.L.D. est dessaisi au profit des Thunderbolt de Norman Osborn. La chasse est donnée mais sans grand résultat vu que les méthodes de MK se rapprochent de celles de Bullseye, le côté psychopathe (peut-être) en moins. Aux grands mots les grands remèdes, ledit Bullseye est finalement lâché aux trousses du justicier après deux lamentables échecs du reste de l'équipe des Thunderbolts.
A l'issue du combat, Marc Spector trouvera bien la mort. Mais c'est sans compter sur les multiples personnalités de Moon Knight... Une fin un peu prévisible me direz-vous; certes, mais Moon Knight se lit autant pour l'ambiance du comics que l'histoire. Il est vrai que je préférais quand même les épisodes signés Huston et Finch.
Les dessins de Teixeira correspondent bien à l'univers plutôt glauque de Moon Knight, par contre ça se lit un peu trop rapidement à mon goût.

images © Marvel

dimanche 15 février 2009

MARVEL ZOMBIES 3 (Van Lente / Walker) | MARVEL


Après avoir croqué Galactus, le Surfer d'Argent, bataillé avec Forge et l'Astéroïde M, bataillé contre Ash de Evil Dead (Army of Darkness), ce n'était qu'une question de temps avant que les Zombies ne débarquent dans l'univers Marvel.
Un Deadpool zombifié et à l'humour encore plus special débarque dans l'univers Marvel et provoqueune réaction de l'A.R.M.O.R., sorte de S.H.I.E.L.D. des mondes parallèles. Le rôle de cet organisme est de contrôler les points de jonction entre les mondes. Certains mondes se trouvent en phase avec celui de Marvel pendant dse durées plus ou moins longues. Durant ces périodes, des êtres de ces mondes peuvent passer de l'un à l'autre. A.R.M.O.R. est chargé de sécuriser ces points de passage.
Face au Deadpool Zombie, le Dr Morbius (The Linving Vampire) est chargé de trouver un vaccin pour les super-héros. Ils ont en effet compris que les Zombies voulaient contaminer les super-héros en premier, et avec l'Initiative de l'après Civil War, la cible semble toute choisie.
Pour finaliser le vaccin, Morbius réclame que l'on ramène un échantillon de sang humain du monde d'origine des Zombies. Se dévouent alors Machine Man et Jocasta, les deux robots qui a priori ne devraient rien avoir à craindre...
Et c'est parti pour 4 épisodes toujours gores, à l'humour moins féroce toutefois. L'essentiel de l'humour vient de Machine Man mais n'a rien à voir avec ce à quoi les trois précédentes apparitions des Marvel Zombies nous avaient habitués Les couvertures, sans être de Suydam, font toujours des clins d'oeil aux films de Zombies les plqus connus, par exemple "28 jours plus tard" ou Evil Dead", les films de George Romero etc...
Marvel Zombies 4 est clairement annoncé par la fin de Marvel Zombies 3, et laisse entrevoir notamment l'arrivée de Man-Thing.

images © Marvel

mardi 10 février 2009

AMAZING SPIDER-MAN : New ways to die (Romita Jr) | MARVEL

C'est toujours une joie pour moi de voir Romita Jr réaliser les dessins d'un comic. Parallèlement à "Kick Ass", Romita Jr a prêté son concours à l'histoire "New ways to die" ("De nouvelles façons de mourir"). Rien ne va plus pour Spidey lorsque Norman Osborn décide de lâcher ses Thunderbolts après lui. Heureusement pour lui, son identité n'est pas connue (nous sommes toujours dans Brand New Day). Évidemment, Venom le symbiote n'attends qu'une chose, c'est mettre la main sur l'arachnide qui eut l'outrecuidance, il y a maintenant belle lurette, de le rejeter. Seulement cette fois, un autre personnage va faire son entrée dans l'univers Marvel. La première attaque se situe dans le centre d'action sociale bénévole où Tante May donne de son temps. Le directeur de ce centre semble avoir un don spécial permettant de guérir les personnes se trouvant dans son entourage direct. Dans cet entourage figure notamment Eddie Brock, passablement malade. Le symbiote est quant à lui passé chez Mac Gargan (alias Scorpion) depuis aussi un certain temps. Alors que dans le corps d'Eddie Brock demeurent quelques résidus de Venom (dans son sang ?!), les facultés curatives du directeur du centre d'aide vont transformer ces cellules et les rendre inoffensives et même un peu plus.
En effet, le Venom résiduel devient un Anti-Venom pas résiduel du tout. Voilà donc, après Venom, Carnage, et Toxin, un nouveau symbiote tout de blanc vêtu (vous aurez remarqué le langage à peine caché des couleurs: le noir pour le méchant, le rouge pour le sanguinaire, le rouget bleu-noir pour le symbiote hybride des premiers, et le blanc pour le gentil !).Certains le trouvent ridicule, d'autre le trouvent cool, moi tout ce que je vois c'est un problème de plus pour le Spidey des familles. Et oui, même si l'Anti-Venom est a priori du côté de Peter Parker, ce symbiote ne voit en lui qu'un organisme humain dont le sang est empoisonné par le venin radioactif de l'araignée à l'origine de ses pouvoirs.
Je ne vous dévoilerai pas ici la fin, mais pour ceux qui aiment Romita Jr et les symbiotes, c'est une histoire sympa, en 6 parties, qui ne manque pas d'action. La confrontation avec les Thunderbolts était par ailleurs inévitable, les déambulations de l'arachnide non enregistré auprès du S.H.I.E.L.D. étant un affront permanent. A noter, pour les fans du dessinateur, que ce dernier vient de revenir à nouveau à ses crayons pour Spider-Man, avec en ligne de mire la mort d'un personnage de la série... Images © Marvel

mardi 6 janvier 2009

Retour rapide sur MIGNOLA

Mike Mignola, célèbre pour son personnage Hellboy et l'équipe du BPRD, a commencé comme encreur en 1983 pour les éditeurs de comics US. Cela commence notamment avec quelques épisodes par-çi par-là comme Master of Kung-fu #123 et 124, Daredevil #197 ou encore Defenders #128.
Les premiers dessins apparaissent dans Marvel Fanfare #16 puis enchaînera sur un épisode d'Uncanny X-Men, Rocket Racoon, Incredible Hulk #311 à 313 et finira sa première période Marvel avec trois épisodes d'Alpha Flight (#29 à 31). Son dessin est alors une ébauche de ce que l'on connaitra plus tard. Le trait est certes différent des autres dessinateurs, mais n'est pas encore suffisamment très caractéristique. C'est surtout la période des comics bavards à l'extrême, truffés de bulles et encadrés en tous genres, où dans une action fulgurante les personnages ont le temps de placer des dialogues d'un quart d'heure. C'est donc l'excès inverse à maintenant, où les encadrés sont un peu rares, et surtout servent principalemet à exprimer les pensées des personnages. Il ne s'agit plus , à quelques exceptions près, de narration mais de transcription des pensées.
Vient ensuite une période davantage orientée vers DC avec Phantom Stranger, World of Krypton, Superman, ou encore Swamp Thing. On retiendra notamment Batman: Gotham by Gaslight, un one-shot dédié à un Batman transposé aux temps victoriens. Le style est désormais (nous sommes en 1989) bien affirmé et restera celui que nous lui connaissons actuellement.
Ne reste plus qu'à créer Hellboy. Celui-ci a
pparaîtra en 1993, dans les pages des Next Men de John Byrne, depuis passé chez Dark Horse Comics. Il s'agit de quelques pages seulement, mais qui détonnent soudain au milieu des pages signées des rondeurs du trait de John Byrne.


Pourtant il faudra attendre jusqu'en 1994 pour voir une première aventure complète du démon dans une revue à son nom, dans Les germes de la destruction (Seeds of destruction). BPRD apparaîtra en tant que tel 10 ans plus tard, en 2004. Depuis l'émancipation de son personnage à l'humour particulier, Mignola ne s'est plus occupé d'autre série, à part quelques participations sporadique comme auteur notamment.

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© Dark Horse Comics