dimanche 22 avril 2012

BATMAN: AMERE VICTOIRE / Dark Victory (Loeb / Sale) | DC


Après Un Long Halloween, Jeph Loeb et Tim Sale ont récidivé dans leur collaboration sur le Chevalier Noir. Il s'agit d'une suite d' Un Long Halloween. Après une longue série de meurtres et une enquête difficile, le tueur Holiday a été arrêté. Harvey Dent aussi est sous les verrous, et sa femme Gilda Dent a fui Gotham City sans laisser de trace. Devenu désormais Double-Face, l'ancien procureur est devenu lui-même un criminel et loge à Arkham Asylum.
Du côté de la mafia, Sofia Gigante Falcone a pris la succession de son père. Elle est clouée dans un fauteuil roulant après une chute qui l'a laissée tétraplégique. Elle affiche une forte personnalité et entend régner sans partage sur le milieu, à Gotham.
Dans ce contexte, une évasion d'ampleur a lieu à Arkham. Solomon Grundy, Poison Ivy, L'Epouvantail, Joker, Calendar Man entre autres se retrouvent dans la nature... de même qu'Harvey Dent.

C'est au même moment qu'une nouvelle série de meurtres est amorcée: uniquement des policiers de Gotham, ayant une plus ou moins longue carrière derrière eux, et ayant tous trempé de près ou de loin dans des affaires de corruption. Sur chaque cadavre, il est retrouvé un jeu du pendu, tracé sur un document officiel. Chaque document est lié à l'ex-procureur Dent, désormais évadé...


Entre les criminels d'Arkham partis en goguette, la mafia locale en pleine reconstruction et Bruce Wayne refusant de croire à la culpabilité pourtant évidente d'Harvey Dent, le détective de l'ombre Batman est débordé et la frustration ne fait qu'augmenter...
Encore une fois, Tim Sale apporte la classe de son dessin au service d'un vrai scénario d'enquête, dans la tradition de détective de Batman. Sobre mais expressif et efficace.


Note : 5/5 
Images DC Comics

dimanche 15 avril 2012

BATMAN: UN LONG HALLOWEEN / The Long Halloween (Loeb / Sale) | DC

 

Il est des duos dont le talent restera pour toujours associé à un personnage. C'est le cas pour Jeph Loeb et Tim Sale qui s'intéressent beaucoup aux origines des héros Marvel (Hulk: Grey, Daredevil: Yellow, Spider-Man: Blue...) et DC avec Batman.
Un Long Halloween se situe chronologiquement quelques mois après Batman: Year One de Frank Miller et David Mazzucchelli qui contait la première année de Bruce Wayne sous la cape du Batman, à 25 ans.


Gotham City est la proie de la guerre que se livrent les familles mafieuses du secteur, les Maroni et les Falcone. Entre eux, le capitaine Jim Gordon et Harvey Dent, procureur acharné et incorruptible. Un soir, Batman, Gordon et Dent font le pacte de tout mettre ne oeuvre pour neutraliser les Falcone, en étirant la loi s'il faut, mais sans jamais l'enfreindre.
Puis le soir d'Halloween, Johnny Viti, chef mafieux, est assassiné dans son bain par un meurtrier inconnu. C'est le début d'une longue série de meurtres intervenant tous à des jours particuliers de l'année. L'assassin est dès lors surnommé par la presse Holiday et utilise un pistolet .22 long rifle avec une tétine de biberon en guise silencieux.
Dans le chaos ambiant, entre guerres mafieuses, meurtres en série par un tueur insaisissable, Dent poursuit sans relâche sa croisade, au point de provoquer une fois de trop les mafieux... qui feront de lui Double-Face. Dent est soupçonné d'être Holiday, Bruce Wayne est accusé de connivence avec les Falcone... Gotham vit des heures bien sombres.


Grâce à Loeb, Batman apparaît comme le détective froid et méthodique auquel on s'attend. On est loin des Batman violents, agressifs et bien trop torturés pour rester fidèles au mythe. Ici on est dans la sobriété mais aussi l'efficacité. La narration est continue et n'a pas de temps mort, ce qui maintient l'intérêt tout du long. Tim Sale contribue tout autant à l'ensemble, grâce à son trait léger et si sobre qu'il donne l'impression de tout faire d'un seul trait, sans lever la plume. Son style années 40 - 50 colle tout à fait à la cité de Gotham.

Note : 5/5
Images DC

dimanche 1 avril 2012

CHOKER (McCool / Templesmith) | IMAGE


Templesmith s'est fait connaître grâce à 30 jours de nuit, avec son style sombre et glauque. La mini-série de 6 épisodes qui nous occupe a commencé début 2010 pour se finir... en mars 2012... Les 4 premiers numéros sont sortis assez régulièrement, par contre il aura fallu une patience incroyable pour les 2 derniers.
Quels sont les ingrédients de Choker ? Un flic déchu devenu détective de bas niveau, une police brutale, des attaques de vampires, une drogue dure et un syndrome de la main étrangère. Rien de moins.


Johnny Jackson, notre héros, est recontacté par son ancien patron pour appréhender Hunt Cassidy, dangereux dealer dont le produit, incroyablement puissant, est à l'origine de monstrueuses vagues de violence. Au milieu de toute la corruption ambiante, l'ancien officier grincheux est un atout en tant qu'électron libre.
Un peu comme toujours dans ce genre de scénario, pas d'énorme surprise. Le principal point positif est la narration assez rapide, puisque l'ensemble se déroule en à peine quelques jours et nuits. Quant au dessin, Templesmith est fidèle au style qui l'a fait connaître. IL ne fait de cadeau à aucun personnage, aucun n'a de grâce. Personne n'est beau dans ce monde torturé, et il faut avouer qu'il est aussi fréquemment difficile de comprendre ce qu'il se passe dans certaines cases...


3/5
Images Image Comics

mercredi 28 mars 2012

ULTIMATE COMICS: ALL NEW SPIDER-MAN (Bendis) | MARVEL


Peter Parker, alias Spider-Man, est mort. L'affrontement entre New Ultimates et Avengers lui aura été fatale. Dans une tentative de mettre hors jeu Captain America, le Punisher tire sur lui en visant sa rotule. Mais Peter Parker surprend le geste et se jette dans la trajectoire. Il survit quelques heures à cette blessure, le temps pour lui d'aller affronter Octopus et protéger tante May.
Quelques mois avant la mort de Spider-Man, Miles Morales, jeune collégien va rendre visite à son oncle. Il adore son oncle, mais ignore que celui-ci est en réalité le Prowler, un cambrioleur professionnel. Juste avant la visite de Miles, l'oncle est allé cambrioler les laboratoires d'Osborn, et a ramené un visiteur clandestin: une araignée génétiquement modifiée, fruit des recherches d'Osborn pour tenter de créer un nouveau Spider-Man...
L'araignée se sauve et pique Miles.


Puis survient la mort de Spider-Man. Le monde entier découvre qui il est réellement: Peter Parker, adolescent, ayant sacrifié sa vie pour celle des autres. Que va devenir l'héritage du jeune héros désormais martyr ?
Miles n'a que faire de ses pouvoirs: des sauts surhumains, adhérence aux parois, décharge électrique, invisibilité... Mais une question le taraude: pourquoi Peter a-t-il choisi de devenir un héros jusqu'à en perdre la vie ? A son enterrement, Gwen Stacy lui donnera un début de réponse: "with great power, comes great responsability"...


Voilà un premier arc narratif de la nouvelle série Ultimate Comics: Spider-Man qui n'a d'autre but que de mettre en route une nouvelle époque, et introduire de nouveaux personnage. C'est aussi le premier SPider-Man Noir dans l'histoire Marvel. Un fait qui a été largement commenté dans la presse... mais ne perdons pas de vue qu'il s'agit de l'univers Ultimate. Un univers secondaire dans lequel il est plus facile d'apporter des changements plus radicaux. L'arrivée d'un Spider-Man Noir dans l'univers classique de chez Marvel n'est sans doute pas pour demain.


2.5 / 5
Images Marvel

dimanche 11 mars 2012

FEAR AGENT: VOLUME 6 - DEPHASE (Out of Step) (Remender / Moore) | DARK HORSE


"Déphasé" est le dernier volume des aventures de Heath Huston le dernier des Fear Agents. Après "Conflit d'ego" qui nous avait encore un peu plus embrouillé le cerveau dans une ambiance far west, ce 6ème et ultime volume va clore les errances de Heath. Le 2ème épisode de cet arc remet d'ailleurs dans l'ordre tous les évènements depuis le #1 de Fear Agent, avec révélations à la clé. Et il faut bien avouer que c'était bien utile, car à multiplier les sauts dans le temps, les réalités alternatives et les manipulations tactiques des uns et des autres, on était un peu perdus.


Heath pourra-t-il rétablir l'ordre des choses, ou ne sera-t-il jusqu'au bout que ce pauvre type alcoolique manipulé par tout le monde et incapable de réussir la moindre entreprise ? 
Et croyez-moi, là c'est sûr qu'il n'y aura pas de suite.
Tétaldiens, Zerins, Jellybrains, Dressites, famille, amis, sauts dans le temps et l'espace... tous les ingrédients traditionnels de la série sont au rendez-vous dans ce final tant et tant attendu. Le kitch est toujours là, en hommage au style US des années 50.


 4/5
Images Dark Horse

samedi 10 mars 2012

MOËBIUS nous a quitté


Jean GIRAUD, alias MOËBIUS ou encore GIR, est décédé le 10 mars 2012, des suites d'une longue maladie.
Scénariste et dessinateur, décoré de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1985, il est notamment le créateur de BLUEBERRY et L'INCAL.


En 1988, après s'être installé à Los Angeles, il illustre le Surfer d'Argent sous la direction de Stan Lee et devient ainsi l'un des rares artistes européen à avoir influencé des auteurs US tels Jim Lee et Mike Mignola.
Il restera l'un des dessinateurs les plus originaux du XXème siècle.




dimanche 4 mars 2012

SUPERIOR (Millar / Yu) | ICON



Et encore une création de Millar, une ! Toujours chez Icon, la branche moins grand public de Marvel.
"Superior" est un hommage officiel et sincère de Millar à Richard Donner, réalisateur de Superman I et II, et à Christopher Reeve, acteur mythique de cette franchise.
Dans un genre tout à fait différent de Nemesis, Superior est plutôt le petit plaisir que Millar s'est fait. Il explique en effet que ce qui l'intéressait, c'était de renouer avec ces héros boy-scouts-has been-ringuards en se disant: "et pourquoi je n'aurais pas le droit de la faire ?" Ne pourrait-on pas s'amuser, même avec ce type de héros assez clairement daté ?
Simon est un jeune adolescent affligé d'une sclérose en plaque qui le cloue dans un fauteuil la plupart du temps. Il vit chez lui, avec sa mère, et ne sort pratiquement que pour aller au cinéma avec son pote. Ce jour là, ils viennent de voir "Superior 5", 5ème opus d'une franchise de films vieillissante, avec un acteur cinquantenaire qui continue à incarner un héros au cinéma, ayant furieusement des allures de Superman.
Le même soir, un singe en combinaison de cosmonaute rend visite à Simon dans sa chambre et lui offre  de réaliser un de ses souhaits, et lui dit qu'il reviendra une semaine plus tard pour tout lui expliquer. En moins de deux, Simon se retrouve dans la peau de Superior, cette fois-ci en chair et en os au lieu d'être un acteur sur un écran de cinéma. Paniqué à l'idée d'être découvert par ses parents, Simon prend la fuite par la fenêtre.


Tandis que ses parents pensent à une fugue puis à un enlèvement, Simon est heureux de ses nouveaux pouvoirs, fait le bien autour de lui et peut enfin filer la correction qu'il mérite à Sharpie, la brute de service qui exècre Simon.

Mais au fait... qui est ce singe ? Et quel est ce sourire carnassier et mystérieux...? Simon est heureux... mais se pose-t-il seulement la question de ce que pourrait lui coûter ce merveilleux pouvoir ?

Leinil Yu est toujours aussi nickel dans son style de dessin, nerveux et efficace dans cette série de 7 épisodes qui ne devrait logiquement pas avoir de suite.



Note: 4/5
Images Icon

dimanche 19 février 2012

CAPTAIN AMERICA: AMERICAN DREAMERS (Brubaker / McNiven) | MARVEL


Retour de McNiven chez Marvel après son travail chez Icon sur Nemesis. Cette fois-ci, il met sa patte sur Captain America, associé à Brubaker au scénario.
Durant la 2nde guerre mondiale, Cap, Nick Fury et Dum Dum Dugan avaient un atout: Jimmy Jupiter, un ado doté d'un pouvoir impressionnant. Il peut ouvrir un portail vers un univers parallèle construit sur ses rêves et ceux des autres, et évoluant avec eux.


But de l'opération: ouvrir un portail, faire passer Cap, ses amis, et un allié au nom de code : Bravo dans cet univers, puis ouvrir un portail directement dans l'antre de l'ennemi (Hydra) et le frapper vite et fort. Bravo s'engage, mais un traître attaque Jimmy Jupiter et le plonge dans le coma par un coup à la tête. Un long coma d'une cinquantaine d'années qui piège Bravo et d'autres dans un monde où l'irréel règne en maître et dont seul Jimmy peut les en faire sortir...
Quand Jimmy s'éveille à notre époque, ce sont les grandes retrouvailles...
D'ordinaire, lorsque Steve Rogers se confronte à du surnaturel, il s'agit de magie noire ou de technologies futuristes. Cette fois-ci, c'est bien plus inhabituel et incontrôlable. McNiven nous émerveille toujours par la précision de son geste et les mouvements dynamiques de ses personnages.


3.5/5 
Images Marvel